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Carl Faust vers 1895 / Propriété famille Faust


Les dossiers de la Société d'Histoire du Pays Naborien - 109


Les souvenirs d’Ella Faust
fille du photographe naborien Carl Faust

par André PICHLER


La photographie au cœur de la famille Faust

Carl Ferdinand Faust est né à Trèves en 1868, mais à la fin du XIXe siècle ses parents demeuraient à Sarrebourg, la ville de sa mère. C’est dans cette cité lorraine que Carl Faust entra dans le monde de l’image, chez le réputé photographe Franz Bornée. Celui-ci ouvrit une succursale à Saint-Avold vers 1895, au n°76 de la Homburgerstraße (aujourd’hui, n° 12 rue du Général-Mangin), qu’il confia à Carl Faust.


L’affaire devint rapidement florissante grâce au talent artistique et au sens commercial de Carl Faust, lequel, en septembre 1898, racheta à Bornée le fond de commerce naborien avec les droits de réemploi des clichés qu’il avait réalisés jusque-là à Saint-Avold. Dès lors Carl Faust signa ses travaux, pendant quelques mois, « 
Carl Faust Bornée’s Nachfolger St-Avold » (Carl Faust, successeur de Bornée) avant de marquer ses œuvres de la mention « Verlag Carl Faust » (Édition Carl Faust). En 1911, la façade sud des bâtiments de l’ancienne abbaye bénédictine portait un immense panneau publicitaire ainsi composé :
« 
Photographische Anstalt / Carl Faust / befindet sich Homburgerstr. 76 / Nähe d. Hauptwache / alten Kaserne / Telephon N° 35 / liefert unter Garantie / für gute Ausführung / PORTRAITS GRUPPENBILDER / VERGRÖSSERUNGEN / AnsichtsKarten Verlag » (Établissement photographique Carl Faust ; se trouve au 76 de la rue de Hombourg, près du poste de garde principal de la vieille caserne ; téléphone n° 35 ; livre sous garantie de bonne exécution des PORTRAITS, des PHOTOGRAPHIES DE GROUPES, desAGRANDISSEMENTS ; édition de cartes postales).


L’une de ses œuvres reproduite ci-après, datant de 1910 et signée
Verlag Carl Faust, Phot., St Avold, montre ces inscriptions sur l’un des deux bâtiments qui encadraient l’ancienne porte Saint-Matthieu intégrée dans l’abbaye. Le tout nouveau tramway y figure en bonne position . Une particularité de Carl Faust : il marquait parfois sur ses photographies la date des prises de vues.


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Saint-Avold en 1910 / Photo Faust, collection Alain Dosda



Carl Faust, protestant droit et pieux, éleva ses enfants dans un environnement de foi chrétienne intense et profonde. Dès son arrivée à Saint-Avold, il s’était investi dans la paroisse protestante, alors en plein essor et dirigée, depuis 1887, par le pasteur Alfred Aehle (1858-1938). Il entra au conseil presbytéral et en devint le secrétaire. C’est à ce titre qu’au cours de la séance du conseil du 30 mars 1911, la dernière du pasteur Aehle, il exprima à ce dernier toute la reconnaissance de la paroisse pour le travail accompli, notamment lors la construction de l’église, inaugurée le 22 avril 1889. En réponse, le pasteur, au dernier jour de son ministère, souhaita à Carl Faust et à la paroisse « la plus riche bénédiction de Dieu » (
Gottes reichen Segen).


Le vœu du pasteur ne fut cependant pas exactement exaucé, car la famille de Carl Faust allait être durement éprouvée. Après le décès de son épouse Wilhelmine Hoffmann(1869-1903), il avait épousé en secondes noces Emma Schaarschmidt (1876-1971). Cette union ne dura que peu de temps car Carl Faust disparut brutalement le 2 juin 1911, laissant à sa seconde épouse le soin d’élever ses quatre enfants. Ella Faust, la troisième de ses quatre filles, était âgée d’à peine 9 ans.


Emma Schaarschmidt se montra à la hauteur de la situation et, dès le 7 juin 1911, elle fit savoir qu’elle poursuivait les activités de son défunt époux. Afin de pérenniser l’activité photographique, son moyen essentiel de subsistance, elle fit appel au maître photographe messin Jules Daucher (1881-1948), qu’elle épousa plus tard, en fin d’année 1917. La production de l’atelier fit dès lors signée « Photo Daucher-Faust ».


Au retour de l’évacuation de 1939-1940, Jules Daucher étant souffrant, ce fut Ella Faust, également maître photographe, qui reprit l’activité. Vers 1950, elle transféra l’atelier et le magasin au n° 72 de la rue Hirschauer. André Faust, son fils, l’assista avant de prendre sa succession et d’y associer, à partir de 1980, son propre fils Michel. La maison Faust ferma définitivement ses portes le 30 septembre 2001, après plus d’un siècle d’existence et l’implication de quatre générations successives de la famille.


L’album d’Ella Faust (1902-1989)


Dotée d’une belle calligraphie et armée d’une parfaite maîtrise de l’allemand, la langue de sa scolarité, Ella Faust répondit en janvier 1974 à la demande insistante du pasteur Christophe Helmlinger de relater ses souvenirs sur la vie de la paroisse protestante. Elle le fit sous la forme d’un récit écrit de sa main, à l’encre bleue, dans un album illustré de photographies issues de son atelier.


Ce récit est présenté ci-après, dans une traduction au plus près du texte originel :

« Monsieur le pasteur Helmlinger m’a maintes fois prié de raconter mes souvenirs relatifs à notre paroisse. Bien que je n’aie pas de talent particulier en matière d’écriture, je veux néanmoins tenter de répondre à son souhait.


Dans un album que mon père, Carl Faust, a réalisé à l’intention de ses enfants, il écrit à mon sujet : « Notre troisième enfant est née aux premières heures du 1er janvier 1902. Elle fut baptisée le 3 février 1902, l’après-midi à 3 heures, à l’église protestante de Saint-Avold par les soins du pasteur Aehle, avec les prénoms Ella, Luise (Louise), Elisabeth. Ce fut là, il y a de cela plus de 70 ans, ma première visite à l’église. Je suis ainsi l’une des plus anciennes paroissiennes, d’où la demande de Monsieur le pasteur de relater mes souvenirs.

Mon père était un homme croyant et très pieux, que j’ai hélas perdu très tôt. J’étais encore petite fille, mais je me souviens parfaitement de son habitude de nous réunir autour de la table du petit-déjeuner, pour nous lire des extraits de la Bible.


Mes parents se rendaient très souvent à l’église le dimanche ainsi que le Vendredi saint, vêtus d’habits de cérémonie. À cette époque les hommes portaient la redingote (
Gehrock) et le haut-de-forme (Zilinder), aux grandes fêtes religieuses.


Quand j’eus l’âge de fréquenter l’école, ma sœur aînée me conduisait à l’église le dimanche. J’ai encore en mémoire combien le pasteur Aehle m’impressionnait par son aspect rude et imposant. Ce grand monsieur dans sa robe noire (
Talar), à la longue barbe et à la mine sévère, avait de quoi intimider (einschüchtern) la petite fille que j’étais et qui se demandait si le bon Dieu pouvait avoir une allure aussi méchante (böse). Puis, quand un jour, du haut de la chaire, il apostropha l’une de mes camarades qui avait chuchoté un mot à l’oreille de sa voisine, j’en eus réellement peur.


Monsieur le pasteur Aehle (né en 1858 et décédé en 1938) était le premier pasteur de Saint-Avold (1). Il eut la charge de cette grande paroisse de 1887 à 1911.


La paroisse militaire de cette importante ville de garnison qu’était alors Saint-Avold avait son propre aumônier militaire (
Militärgeistlicher), Monsieur le pasteur Klingental. Son presbytère se trouvait à la villa du n° 12 de la Saarlouiserstraße (aujourd’hui rue Clemenceau). Il était alors assisté d’une diaconesse (Diaconissin), Sœur Luise (Louise), qui soignait les malades des familles de militaires, tout en s’investissant dans les affaires paroissiales. Madame Anna Nehr, l’une des plus anciennes paroissiennes, m’a raconté qu’elle avait souvent participé aux lectures bibliques que Sœur Luise organisait au presbytère, ce dont elle conserve le meilleur souvenir.


Notre office religieux (
Gottesdienst, service divin) avait lieu le dimanche à 10 heures, juste après celui des militaires (Militärgottesdienst). Les soldats étaient conduits en groupe à l’église et nous les croisions sur leur chemin du retour à la caserne.


Le culte de la paroisse civile faisait toujours l’objet d’une forte fréquentation. L’église était emplie de fidèles (
Gläubigen) et tout ce monde, interprétant nos beaux chants, créait une si belle ambiance sonore. Monsieur Müller, l’instituteur de l’école protestante de garçons, fut l’organiste de la paroisse durant de longues années.




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Le pasteur Alfred Aehle / Photo Faust

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La grosse cloche livrée le 18 avril 1910

Le maître serrurier Hartmann exerça la fonction de sacristain (Küster), également des années durant, jusqu’en 1918. Il travaillait dans son atelier avec plusieurs ouvriers (Gesellen). Tous les jours, vers 6 heures de l’après-midi, il envoyait deux jeunes gens à l’église pour sonner l’angélus (Abendglocke, la cloche du soir). À cette époque, il fallait encore tirer sur les cordes en s’y accrochant vigoureusement, afin de mettre les cloches en mouvement.


Au début nous avions deux cloches. J’ai retrouvé une vieille photographie de l’arrivée de la troisième cloche (2). On y voit, aux côtés de la cloche, Monsieur le pasteur Aehle et les deux conseillers presbytéraux, Monsieur Hoebel et Carl Faust, mon père, ainsi que la date, l’année 1910. Mon père était alors conseiller presbytéral, depuis quand ? je l’ignore. En tout cas, je suis certaine qu’il s’y investissait pleinement. Il n’était pas seulement croyant, il était aussi un homme bon et sensé qui faisait le bien autour de lui, en particulier au sein de sa famille. Mais les voies du Seigneur sont différentes des nôtres. À l’issue d’une courte maladie, Dieu arracha mon père chéri à sa famille et à ses quatre enfants. Cela se passait en 1911, il avait 42 ans, j’en avais tout juste neuf.


Ce fut pour moi l’événement le plus triste, qui me reste encore clairement en mémoire. Avant que mon père ne fût transporté à l’hôpital, il appela ses quatre enfants à son chevet, afin de prier pour sa guérison. Puis, il termina en disant : « …pas selon ma volonté, mais selon la tienne, Seigneur ! ».


Vinrent ensuite le service de funérailles à l’église, que j’ai bien en mémoire, et l’inhumation de mon père chéri, sous la conduite de Monsieur le pasteur Aehle. J’étais alors trop jeune pour mesurer l’ampleur de l’épreuve que Dieu imposait en particulier à ma mère. À l’issue du culte funéraire, la grande foule des paroissiens accompagna la dépouille du défunt jusqu’au cimetière. Quel triste ultime parcours !


Je suis en possession de la vieille Bible familiale que ma grand-mère, née en 1846, a reçue pour sa confirmation en 1861. Cette Bible comportait le relevé des dates de naissance et de décès de ses parents et de ses frères et sœurs, remontant à l’an 1801. Elle constituait pour ma grand-mère un précieux souvenir, dans laquelle elle lisait souvent des psaumes. Je l’ai reçue en cadeau de sa part, à l’occasion de ma confirmation.



Ma grand-mère, qui fut elle-même durement éprouvée par le décès précoce de son mari et de sa fille aînée, nous consola de son mieux à la mort de notre père. « Croyez-moi, mes enfants, ce que fait Dieu est fait de façon juste (
recht gemacht) », nous disait-elle. Plus tard, je me suis efforcée de me réconforter avec ces mêmes paroles consolatrices, quand Dieu m’imposa une charge quasi insupportable (3), même si, en ces temps de grande souffrance, on ne veut pas le comprendre. Cependant, hormis les cultes du dimanche, je me rendais à l’église pas seulement pour de si tristes événements. J’y ai également vécu des moments particulièrement solennels. Je pense notamment à la confirmation de ma sœur aînée par Monsieur le pasteur Schäfer, en 1913.



Le pasteur Schäfer assuma la charge de la paroisse à la suite du retrait prématuré du pasteur Aehle qui avait pris sa retraite à l’âge de 53 ans (à compter du 1er avril 1911). Avec son épouse, qui bénéficiait d’une très bonne situation pécuniaire, le pasteur Aehle vécut de longues années à Saint-Avold et fit de beaux voyages (4).



Petite fille, je ne m’étais pas trompée. Le pasteur Aehle resta sa vie durant cet homme sévère et dur, qui m’avait alors inspiré un fort sentiment de crainte (
Furcht).



Du fait de mon mariage avec Monsieur Ulrich, qui fut également membre du conseil presbytéral et qui eut des contacts étroits avec la paroisse, et en raison des relations d’ordre familial, que j’eus avec la famille Aehle, je puis me permettre d’émettre ce jugement sur Monsieur Aehle. Il manquait de bonté et d’affection (
Liebe), même à l’endroit de ses enfants (5).



J’aimerais revenir sur mes années de scolarité.



Au début, je fréquentais l’école primaire (
Volksschule) protestante, logée (untergebracht) dans la maison d’école de la rue de la Mertzelle, rasée depuis des années. L’instruction religieuse y était dispensée par l’institutrice, Mademoiselle Barthel. Plus tard, dans les classes supérieures, une institutrice protestante en eut toujours la charge. Nous avions, si ma mémoire est bonne, 3 à 4 heures de religion par semaine. Nous apprenions non seulement le catéchisme, mais aussi de nombreux psaumes et, avant tout, les chants d’église que nous devions connaître par cœur. Je les conserve encore bien en mémoire.



Arrivée à l’âge de 15 ans, je venais de suivre pendant deux ans l’enseignement destiné aux confirmands, dispensé par Monsieur le pasteur Schäfer. Nous autres confirmands aimions beaucoup notre pasteur qui, bien que strict dans son enseignement, se montrait compréhensif à notre endroit.


Durant l’année de guerre 1917, de nombreux blessés se trouvaient à Saint-Avold, abrités dans les casernes et même dans des écoles. Le pasteur Schäfer se vit confier la charge des âmes (
Seelsorge, soin de l’âme) d’une partie de ces malheureux.


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La chorale mixte (civils et militaires) en 1918 / Photo Faust


La paroisse avait pris de l’ampleur avec tous ces militaires, ce qui permit de former une grande chorale mixte, faite de civils et de militaires (gemischter Kirchenchor), qui rehaussait les offices des jours de fête.



J’avais hâte d’arriver à ce dimanche des Rameaux, le grand jour de ma confirmation, en compagnie des autres garçons et filles. Nous étions sept au total. Cependant, le bon Dieu en avait décidé autrement pour moi, et, comme jeune fille, je n’ai jamais été aussi triste ni aussi malheureuse que ce jour-là. Peu de temps avant, je tombais gravement malade et le médecin m’interdit de me lever, a fortiori de me rendre à l’église. Ainsi, ce jour-là, les larmes coulèrent à flot. Ma si pieuse grand-mère tenta alors de me consoler et pria avec moi afin que je recouvre rapidement ma santé. Ce jour-là, elle m’offrit cette Bible dont j’ai déjà parlé et que j’ai toujours honorée.



Le bon Dieu avait entendu ma prière d’enfant. Mon état s’améliora dans le courant de la semaine, si bien que le pasteur me proposa de venir à l’église le dimanche de Pâques pour ma confirmation (
Einsegnung) et pour participer à la Sainte Cène (heiliges Abendmahl). Ce fut là un bel exemple de cette compréhension que Monsieur le pasteur Schäfer manifestait à l’endroit de ses confirmands.


Je n’étais pas encore complètement rétablie et il fallut me conduire à l’église en voiture à cheval, car il n’y avait alors que très peu d’automobiles. Monsieur le pasteur rassembla à nouveau autour de l’autel les nouveaux confirmés, afin que je ne me retrouve pas toute seule devant la communauté, en cette heure solennelle. Je fus invitée à lire à haute voix la profession de foi (
Glaubensbekenntnis) avant de recevoir la confirmation. Puis, le pasteur pria la chorale d’entonner à nouveau le chant de confirmation : « So nimm dann meine Hände / und führe mich / bis an mein selig Ende » (Prends ma main et conduis-moi au bonheur éternel). Ensuite le pasteur offrit à tous les confirmands de participer à la Sainte Cène. Ma confirmation eut ainsi lieu le 8 avril 1917 en ayant choisi pour « verset de confirmation » : « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Épître de Paul aux Romains, 8.31).


En somme, après avoir été si malheureuse une semaine plus tôt, au dimanche des Rameaux, je fus profondément marquée par cette belle fête dont le souvenir reste pour moi inoubliable. Avec la confirmation débute en effet un nouveau chapitre (
Abschnitt) de la vie du jeune croyant.


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Le pasteur Martin Schäfer avec les confirmands de 1917 (au milieu : Ella Faust) / Photo Faust


Je voudrais ainsi achever l’évocation de mes souvenirs de jeunesse qui me lient à notre paroisse et qui remontent à plus d’un demi-siècle.
Encore ceci toutefois : quand aujourd’hui, personne âgée, je jette un regard rétrospectif sur ce que fut ma vie, je constate que la manière dont Dieu m’a conduit, a été la bonne. Au cours de ma vie, il m’a laissé emprunter certains parcours très difficiles, mais, en d’autres circonstances, il m’a cependant conduit sur des sentiers bien ensoleillés. Et quand il m’imposait de lourdes souffrances (
schweres Leid), il me donnait en même temps la force de porter ma peine. »


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En janvier 1974
Ella Ulrich


Ella Faust, née le 1er janvier 1902, était alors âgée de 72 ans. Elle décéda le 11 février 1989, après une vie de labeur, d’épreuves et de piété. C’est grâce à elle notamment que le patronyme Faust resta à Saint-Avold synonyme de « photographie de qualité », durant plus d’un siècle.


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Notes


1. Il en fut le quatrième desservant ou vicaire (Pfarrverweser), mais le premier à occuper le presbytère en 1895 et le premier pasteur titulaire (Pfarrer), promu en 1898.


2. Ella Faust relate ce qu’elle a vécu alors qu’elle était âgée de 8 ans. Le clocher renfermait trois cloches en 1889, à l’inauguration de l’église. Leurs masses respectives étaient de 822 kg, 585 kg et 415 kg. En 1903, celle de 585 kg se trouva fêlée et fut remplacée en 1904. En 1909, la plus grosse se trouva fêlée à son tour. Sa remplaçante, réalisée par la fonderie Franz Schilling à Apolda et bénie le 18 avril 1910, est celle évoquée ici.


3. Après la mort prématurée de ses parents, Ella Faust perdit son mari, Othon Ulrich, en 1941, peu de temps après leur mariage.


4. L’épouse d’Alfred Aehle, Alvine Caroline Zix, était la fille d’un négociant de Forbach. Alfred Aehle, fils du chef de gare de Forbach, mourut en 1938 à Saint-Avold et son épouse en 1940 à Forbach. Dès mars 1899, Alfred Aehle avait été, à sa demande, déchargé de sa fonction d’aumônier militaire. En octobre 1907, il informa le directoire de la Confession d’Augsbourg de sa déficience cardiaque, certificat médical à l’appui. Le directoire lui adjoignit alors un vicaire. Puis, prétextant l’aggravation de son état de santé, il obtint du directoire, en novembre 1910, sa mise en retraite à compter du 1er avril 1911.


5. Othon Ulrich avait épousé en premières noces une fille du pasteur, Irma Aehle, décédée le 24 février 1938.






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