Les présidents

1. Hubert HAAS (14 octobre 1925 – 16 juillet 1933)

Hubert Haas est le premier président et fondateur du groupe de Saint-Avold. Né le 11 mars 1873 à Chemery-lès-Deux, il décède le 16 juillet 1933 à Saint-Avold.


Hubert Haas est instituteur à l’école catholique de garçons à Saint-Avold de 1900 à 1913 puis en devient directeur de 1913 au 1er octobre 1930. Pendant la Première Guerre mondiale, il part au front, mais à la demande de la municipalité, il obtient une dispense de service d’armée en novembre 1914. En février 1916, suite à une nouvelle demande de dispense définitive, le sous-officier Haas, alors en stationnement à Sarrelouis, rentre définitivement à Pâques. Pendant cette période, il s’occupe avec son collègue Haman de cinq classes. Hubert Haas laisse un bon souvenir à la population et à ses supérieurs hiérarchiques.

De 1908 à 1917, Hubert Haas est membre de la Gesellschaft für Lothringische Geschichte und Altertumskunde. Après la Première Guerre mondiale, le 16 juillet 1921, sur présentation du trésorier M. Zéligzon, Hubert Haas devient membre de la S.H.A.L. Très rapidement, il se met en quête de nouveaux membres. Il obtient régulièrement les félicitations des membres du comité central pour son zèle et son esprit d’entreprise.

En février 1925, il décide de créer un groupe indépendant de celui de Forbach. Puis en octobre 1925, suite à la séance constitutive du groupe de Saint-Avold, il devient président et ce jusqu’à son décès le 16 juillet 1933. Le 22 octobre 1925, Hubert Haas est élu assesseur au comité central. Elu président, il semble plus actif qu’avant et contribue à la croissance des effectifs. Lors de l’assemblée générale de la S.H.A.L. le 11 février 1926, les membres « loue[nt] M. Haas, de Saint-Avold, fondateur de la section établie depuis peu ». En décembre 1925, il obtient une distinction académique. Mais le président, trop actif, cumulant les rôles de président, secrétaire et trésorier, ne prévoit pas sa succession. A son décès, son vice-président lui succède pour une année de transition. Il s’en suit une période trouble où le groupe semble perdre pied.


2. Michel-Prosper GERVAIS (17 juillet 1933 – 5 août 1934)

Michel-Prosper Gervais succède au fondateur Haas. Né le 15 mai 1885 à Belfort il décède le 5 décembre 1962 à Nice.

Pendant la Première Guerre mondiale, Michel Gervais est mobilisé dans l’armée française du 2 août 1914 au 1er juin 1919. Après la guerre, Michel Gervais devient ingénieur des mines de Sarre-et-Moselle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé à Carmaux. En 1945, il est de retour à Saint-Avold, puis nous perdons sa trace.

Le 10 décembre 1925, Michel-Prosper Gervais entre à la S.H.A.L. de Saint-Avold sur présentation du trésorier Paul Cerf. Le 25 février 1928, il intègre le comité en tant qu’assesseur, vice-président l’année suivante et président du groupe à la mort du président Haas. Le 5 août 1934, il cède sa place suite à une dégradation de son état de santé.

Le comité du groupe envoie le vice-président Michel-Prosper Gervais au Congrès de la Fédération historique en juin 1930. Lors de son passage au comité naborien de la S.H.A.L., il écrit les paroles d’une chanson dédiée à Saint-Avold. M. Kern en compose la musique.


3. Pierre FRISCH (5 août 1934 – septembre 1939)

Après cette période de transition, Pierre Frisch devient le troisième président du groupe naborien. Né le 11 mai 1870 à Narbéfontaine, il décède le 13 décembre 1950 à Saint-Maur-des-Fossés.


D’abord enseignant à Château-Salins, Pierre Frisch est directeur en 1906 de l’école moyenne ou Mittelschule. Le 6 janvier 1909, il inaugure l’école de garçons, qui portera plus tard son nom. Le 1er octobre 1921, Pierre Frisch est nommé directeur de l’Ecole Primaire Supérieure (E.P.S.) de Saint-Avold et reste à ce poste jusqu’au 1er avril 1935. Il enseigne l’instruction civique. Un témoignage décrit Pierre Frisch en tant que directeur d’école : « Nous le craignions : ses comportements l’avaient rendu légendaire. Il surgissait parfois dans nos salles sans crier gare […]. Fort heureusement d’ailleurs, ce couperet d’exception ne fonctionnait que rarement et notre directeur, dont personne ne niait la rectitude de caractère, savait mettre aussi sa droiture de cœur au service de tous ».

Le 7 juillet 1924, Pierre Frisch adhère à la S.H.A.L. sur présentation de Hubert Haas. Après le départ du deuxième président, Pierre Frisch prend la présidence du groupe naborien d’août 1934 à 1939. Il sait redonner un essor au groupe. Il entre au comité central dès 1935.

Le 23 et 24 juin 1935, il assiste au Congrès de la Fédération historique lorraine à Nancy. Un projet de création d’un musée à Saint-Avold est à l’étude pendant sa mandature.

En 1920, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur et reçoit la distinction des mains du président Poincaré. En décembre 1925, il est promu dans l’ordre des palmes académiques.


4. Lucien HENRION (10 décembre 1964 –16 novembre 1979)

Lucien Henrion est le premier président de l’après-guerre. Né le 15 décembre 1923 à Valmont il fonde une nouvelle section naborienne.


Pendant son enfance et adolescence, Lucien Henrion fréquente l’école Pierre Frisch de Saint-Avold puis le collège Saint-Augustin de Bitche et enfin le lycée de Thionville. Lors de la Seconde Guerre mondiale, « Malgré-Nous », Lucien Henrion se trouve sur le front russe le 6 décembre 1943 et s’évade le 30 décembre. Il est interné au goulag 188 de Tambow. En juillet 1944, il rejoint l’Algérie par le Moyen Orient et s’engage dans l’armée française. Après avoir passé un concours en 1946, Lucien Henrion travaille à la préfecture de la Moselle comme rédacteur puis comme attaché. Il obtient le poste de secrétaire en chef de la sous-Préfecture de Boulay de 1954 à 1960, de secrétaire général de la ville de Saint-Avold de décembre 1960 à décembre 1970. Licencié en droit, Lucien Henrion poursuit sa carrière comme juge d’instance à Sarreguemines et à Forbach, puis comme vice-président à Metz, conseiller à la cour d’appel de Metz et président du tribunal aux Armées de Landau. Il finit sa carrière militaire, tout en étant civil, comme colonel. Il est commandant du 37
e régiment d’infanterie (R.I.) puis du 79e R.I. et enfin conseiller réserve du général, commandant la VIe région.

Lucien Henrion devient membre de la S.H.A.L. de Metz dès 1950. Le 10 décembre 1964, après quelques années de réflexion, il fait renaître le groupe naborien et reste à sa tête pendant 15 ans. Il cède sa place le 23 novembre 1979.

Lucien Henrion a présenté une quarantaine de conférences, dont onze pour la section locale. Il a également rédigé une quarantaine d’articles pour les Cahiers Naboriens, les Cahiers Lorrains, les Mémoires de l’Académie nationale de Metz ou les bulletins municipaux de Saint-Avold. Ces articles évoquent très souvent des personnages des milieux artistiques, militaires, politiques ou religieux naboriens. Il écrit aussi sur les monuments de la ville. Enfin, de nombreux articles rappellent des faits de la Seconde Guerre mondiale : son expérience de « Malgré Nous » ou encore les fortifications de la ligne Maginot. Lucien Henrion a rédigé huit ouvrages dont Si les rues de Saint-Avold m’étaient contées en 1974 et Saint-Avold, son passé, ses monuments, ses grands hommes : morceaux choisis en 1994.

Lucien Henrion est commandeur dans l’ordre national du Mérite et officier dans l’ordre des Palmes académiques. Il s’honore de la médaille des évadés. Il décède à Forbach le 28 octobre 2007.


5. Denis METZGER (16 novembre 1979 - 8 mars 1991)


Denis Metzger, cinquième président depuis la création de la section de Saint-Avold, est le successeur de Lucien Henrion. Né le 20 mai 1937 à Longeville-lès-Saint-Avold il décède le 12 décembre 2004.


Après des études au collège moderne et classique de Saint-Avold, Denis Metzger effectue son service militaire en Algérie. Il travaille pendant un an comme pigiste au Républicain Lorrain. En 1956, il entre à la mairie de Saint-Avold en tant que rédacteur et étudie par correspondance à l’Ecole Nationale d’Administration municipale et à l’Institut d’Urbanisme de l’Université de Paris de 1958 à 1960. A partir de janvier 1968, il est chef de bureau, puis secrétaire général adjoint en 1971 et ensuite secrétaire général de la Ville et du SIVOM des deux cantons de Saint-Avold à partir du 1
er février 1983. Il quitte la vie active en mars 2000(.

Denis Metzger entre au comité comme secrétaire en janvier 1965. Il est deuxième vice-président en 1972 et garde le poste de secrétaire. Il accède à la présidence le 23 novembre 1979 et occupe cette fonction jusqu’à l’assemblée générale du 8 mars 1991.

Denis Metzger participe aux fouilles archéologiques à l’église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et à l’emplacement des anciens remparts de Saint-Avold. Il rédige quatorze articles sur Saint-Avold : l’ancienne église, la lutte contre les incendies, la chapelle de la Sainte Trinité ou encore la lecture au XVIII
e siècle, et sur le pays naborien : les clochers ronds, les croix du choléra … et aussi sur l’histoire générale : l’image du maire rural ou Saint Jean Népomucène. Le président participe à la rédaction de l’ouvrage : C’était hier Saint-Avold, en 1988. Il rédige en 1989 la préface de Catherine Soldat.

Denis Metzger est médaillé de la croix du combattant, du maintien de l’ordre en A.F.N. Algérie 1957-1959 et titulaire de la médaille d’Honneur or régionale, départementale et communale.



6. Fernand BAUER (8 mars 1991 - 29 juillet 2000)

Fernand Bauer est le sixième président depuis la création de la section de Saint-Avold et le troisième de l’après-guerre. Né le 16 août 1928 à Moyeuvre-Grande il décède le 29 juillet 2000 à Forbach.


Fernand Bauer commence sa carrière d’instituteur en septembre 1950 à la cité de Ham-sous-Varsberg. Instituteur chargé de classe à Ham-sous-Varsberg à l’école de garçons du centre de 1951 à 1961, il en est le directeur de 1961 à 1971. Pendant cette période, il occupe les fonctions de secrétaire de mairie. Fernand Bauer est nommé directeur de l’école du centre à L’Hôpital de 1972 à 1976 et finit sa carrière comme directeur de l’école de La Carrière à Saint-Avold de 1976 à 1984.

Très actif dans le milieu associatif, Fernand Bauer est président et animateur de nombreuses associations : président du foyer culturel de Ham-sous-Varsberg de 1963 à 1977 et de 1984 à 1986, vice-président de la fédération départementale Culture et Liberté de Moselle de 1975 à 1983, membre de la COREPSE et de la CODEPSE durant la même période. Il fonde en 1977 le Relais Rencontres Découvertes, association touristique. Fernand Bauer est également fondateur et chef de chœur des chorales A Cœur Joie de 1963 à 1986, Les Pinsons de la Carrière, chorale de jeunes, de 1978 à 1984, puis de l’ensemble vocal Diapason de 1986 à 1998, de Corami de 1978 à 1998 et enfin de la chorale Corami-Diapason de 1998 à 2000. Enfin, il est membre fondateur et administrateur de l’office du tourisme syndicat d’initiative de Saint-Avold de 1984 à 2000.

En 1991 Fernand Bauer, choisi pour sa grande expérience, est nommé président par le comité de la S.H.A.L. de Saint-Avold. Il occupe cette fonction du 8 mars 1991 au 29 juillet 2000. Durant cette période, il insuffle à la section naborienne beaucoup de dynamisme et un renouveau, en multipliant les sorties, les voyages et les conférences. Le président collabore à l’ouvrage "C’était hier Saint-Avold".

En 1983, Fernand Bauer est promu officier dans l’ordre des Palmes académiques.


7. Pascal FLAUS (depuis le 29 juillet 2000)


Pascal Flaus est l’actuel président de la SHPN. Il est né le 9 avril 1958 à Forbach.


Après un baccalauréat de sciences économiques en 1977, Pascal Flaus entre à l’université de Metz. En 1984, sous la direction d’Yves Le Moigne, il rédige un mémoire de maîtrise sur les Comtes et le comté de Créhange au XVIII
e siècle. En 1984-1985, il prépare une licence des techniques d’archives à Mulhouse. Parallèlement à ses études, il anime au Musée de Metz des ateliers pour les scolaires. Pascal Flaus est archiviste municipal à Freyming-Merlebach de décembre 1984 à octobre 1985. Il est nommé attaché de conservation du patrimoine de la ville de Saint-Avold le 1er octobre 1985. Dans ce cadre, il met en place un service d’archives inexistant jusque-là. Ce service, est ouvert au public le 1er janvier 1987. C’est dans ce contexte qu’il rencontre de nombreuses personnes intéressées par l’histoire, notamment les scolaires et les universitaires. En même temps, entre 1987 et 1989, il donne des cours d’histoire au G.R.E.T.A. (établissements publics organisant des formations continues pour adultes) dans le cadre de la formation au tourisme. Au Centre national de la Fonction publique territoriale, il est membre des jurys des concours de la filière culturelle des catégories A et B ; il assure également des cours de formation d’agents communaux.

Pascal Flaus adhère à la S.H.A.L. en 1978 à Metz, puis à Saint-Avold en 1985. Il est secrétaire adjoint de la section de 1986 à 1991, vice-président de 1991 à 2000 et président à la mort de Fernand Bauer, le 29 juillet 2000. En 2006, il devient le premier président de la nouvelle Société d’Histoire du Pays Naborien (SHPN).

Depuis 1985, Pascal Flaus donne de nombreuses conférences et rédige régulièrement des articles pour le "Cahier du Pays naborien", les "Cahiers Lorrains", les "Annales de l’Est", "Lotharingia", la revue sarroise "Zur Geschichte des Warndts" et les revues municipales de Saint-Avold, "Ambitions" et "Initiatives Plus". Ces textes évoquent l’histoire de la ville de Saint-Avold sous différents aspects : la guerre de Trente Ans, la vie municipale, l’administration et les personnages célèbres de la ville, et présentent les villages de Rosbruck, de Théding et de Folkling, ainsi que le Comté de Créhange et les liens entre la France et l’Empire.

Pascal Flaus est titulaire de la médaille de chevalier des Arts et des Lettres depuis décembre 2004. Il a participé à la rédaction de l'Atlas religieux de la Lorraine sous la conduite de Philippe Martin et a publié en juin 2011 une biographie de la princesse Henriette de Lorraine. Début novembre 2013, a paru aux Editions Serpenoise , une "Histoire de Saint-Avold de la préhistoire à nos jours" ouvrage grand publique à succès, fruit de très nombreuses années de recherches.