FÊTES ET TRADITIONS - II -
par Pascal Flaus



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Rassemblement sur la place à l'occasion de la Mi-Carême en 1898




LE CARNAVAL À SAINT-AVOLD



Le carnaval bat son plein dans la région depuis plusieurs semaines. Son point culminant sera atteint en Lorraine à l’occasion de Mardi Gras. Nous essayerons dans le présent article de remonter aux origines de cette tradition.

L’origine du carnaval, du latin "
carne" (viande) et "levare" (enlever) remonte à l’Antiquité. Les Romains dans le cadre des Saturnales ou des Lupercales ainsi que d’autres peuples du bassin de la Méditerranée (Égyptiens, Mésopotamiens, Grecs) organisaient des cortèges de fidèles masqués, pour chasser les mauvais esprits de l’hiver et s’attirer les bonnes grâces des dieux pour les semailles de printemps. Au IVe siècle, quand le Christianisme fut instauré dans l’Empire romain, le carnaval fut d’abord célébré après le 6 Janvier, puis à l’instauration d’un calendrier liturgique plus précis, il était toléré de le fêter, avant l’entrée dans le temps de Carême qui débutait le jour du Mercredi des Cendres, période de quatre semaines de jeûne et d’abstinence, précédant Pâques. Le carnaval fut surtout célébré dans les régions catholiques d’Europe et dans certains cantons protestants de Suisse alémanique qui maintinrent cette tradition, en dépit des interdits très rigides de la Réforme.

Le carnaval, fut considéré comme le renversement de l’ordre établi : les pauvres se déguisaient en riches, et vice-versa. Un prince fut élu, assisté d’un conseil de onze membres à qui sont symboliquement remises les clés de la ville. Il est mentionné dès le XIIe siècle dans l’espace germanique, à Cologne de manière sûre dès 1341.

À Saint-Avold, le carnaval est une tradition ancienne. Au Moyen Âge et durant l’Ancien Régime, il se caractérisait par des bals masqués dans la trentaine de tavernes que comptait la ville. Des groupes masqués de jeunes gens, déambulaient dans les rues de la ville, surtout le Mardi Gras, en quémandant crêpes et galettes.

En 1580, d’après le "
Stadtrecht", le maire et son conseil municipal adjugeaient les danses du carnaval aux groupes qui se déclaraient. Le conseil de ville faisait la tournée des tavernes et goûtaient le vin du Bon Soir ou "Gute Nachtwein" désigné alors comme le vin officiel des libations, des festivités du carnaval. Dans la salle des halles de l’ancien hôtel de ville, détruit en 1735, située en face de l’église Saints-Pierre-et-Paul, le maire organisait le lundi un repas pour les notables de la ville. Ces liesses collectives donnaient souvent lieu à des tapages nocturnes, et à de nombreuses bagarres à cause d’une consommation outrancière de vin et de spiritueux. Le Mercredi des Cendres, le maire et son conseil passaient en revue les milices armées des quatre corporations de marchands qui défilaient sur la colline du Felsberg. Ils leur offraient un repas constitué de soupe et de harengs. En ville, les particuliers faisaient un grand ménage dans leurs demeures, nettoyaient leurs batteries de casseroles et les meubles. À Saint-Avold, ville de Lorraine allemande, on appelait ce jour particulier "Aschermittwoch ou Schurrmittwoch". Les fidèles se rendaient nombreux à la messe du Mercredi des Cendres. Rappelons que la tradition d’imposition de cendres sur la tête ou le front des fidèles, qui provenaient des rameaux de buis bénits le dimanche des Rameaux remonte au synode de Bénévent de 1091. Le pape Urbain II, instaura ce rite dans toute la chrétienté d’Occident.


Une règlementation municipale qui se précise au XVIIIe siècle



Vers 1708, apparaissent les premiers règlements municipaux qui tentent de contenir et de limiter les abus du carnaval : limitation du nombre de bals, interdiction de porter le masque, interdiction aux groupes de traverser la ville, couvre-feu dans les tavernes après neuf heures. De même, considéré comme instrument du diable, le violon fut interdit. Mais toutes ces mesures se révélèrent vaines. Un carnaval soutenu par les confréries de marchands connait un regain d’intérêt durant tout le XVIIIe siècle et au XIXe avec une seule période de persécution à la Révolution Française qui voulut abolir le catholicisme et toutes les traditions qui en découlaient.


Vers un carnaval associatif de type rhénan à la fin du XIXe siècle


Après 1890, de nombreuses associations sont créées. La fête de carnaval permettait d’organiser des bals, et il constituait une manière de renflouer leurs finances. On assistait ainsi à une forme de récupération du carnaval par les bourgeois de la ville, membres de ces associations. Après 1872, durant la période wilhelmienne, se développa un carnaval de type rhénan. On organisa alors un nombre impressionnant de bals, les samedis, dimanche, lundi de carnaval et le Mardi Gras mais aussi les semaines précédant les cérémonies. En général, elles débutaient peu de temps après, l’anniversaire de l’Empereur Guillaume II, célébré avec faste le 27 janvier de chaque année.
Le 5 janvier 1898, fut fondé un club carnavalesque, appelé "
Feurio". Il coordonnait l’animation du carnaval et connut un vif succès. De très nombreux commerçants et artisans et militaires de la garnison en devinrent membres. Les festivités du carnaval connurent alors une impulsion nouvelle grâce au développement de nombreuses associations culturelles et sportives. Souvent par manque de salles, elles s’échelonnaient sur plusieurs semaines avant le début du Carême qui était généralement respecté à Saint-Avold, ville fortement marquée par le catholicisme.

Au début du XXe siècle, une cavalcade formée de quinze ou vingt chars, organisée par les commerçants et les associations défilaient au centre-ville. Elle se déroulait le lundi de carnaval ou le Mardi Gras (
"Fasend Diensdaa" ) : elle démarrait sur la place du marché et sillonnait les principales rues de la ville. Cette cavalcade se perpétua dans l’entre-deux- guerres. Elle disparut définitivement au début des années 1950.

En 1905 apparurent les "
Kappensitzungen", réunions carnavalesques, alliant, sur le modèle rhénan, chants paillards et textes satiriques en dialecte de Saint-Avold, sur la vie municipale en présence du prince carnaval et du Conseil des Onze. Un journal, le "Faasebobe", est alors publié par l’Association des commerçants. Pendant la guerre et l’occupation nazie toute manifestation carnavalesque fut prohibée. Le carnaval de Saint-Avold renait après-guerre et il connut ses heures de gloire jusque dans les années 1950. Le changement des mentalités, la francisation, et une certaine inadéquation des festivités avec le calendrier scolaire le pénalisèrent lourdement. Seuls des bals organisés et primés dans les quartiers Jeanne d’Arc et Emile Huchet perpétuent de nos jours la veille tradition de carnaval qui a malheureusement disparut du centre-ville depuis de nombreuses années.


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Cortège carnavalesque en 1910


Traduction d’extraits du Journal de Saint-Avold : "Sankt Avolder Anzeiger" de février 1907


«
Il va faire très froid ces samedi 9, dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 février 1907. De nombreux bals masqués vont se dérouler dans la cité naborienne. Le 10 : la société Concordia organisera son traditionnel bal masqué et primé à la salle Apollon ; le 11 : la chorale Sainte-Cécile fera de même, au même endroit ; le mardi 12 : la société de gymnastique organisera un bal masqué à la salle Germania (l’ancienne salle Union après-guerre). En plus de ces trois grandes manifestations, de nombreux autres bals masqués se dérouleront tout au long de ces jours, dans toutes les auberges de la ville. Le plus attendu sera celui organisé par la chorale Concordia le dimanche 10, avec déjà plus de 300 masques annoncés ».

Le 13 février 1907


«
À propos du bal de la Concordia Le 1er prix dames fut attribué à Madame Krug déguisée en dés. Le 1er prix hommes fut attribué à Monsieur Klaus déguisé en lune. Rappelons que le jour de Mardi Gras, il y eut aussi la traditionnelle cavalcade au centre-ville, en dépit d’un froid mordant .Une vingtaine de chars y participèrent. A la salle Apollon, le bal du club cycliste connut une audience spectaculaire, à tel point qu’il fut impossible par manque de place, de danser ».


LA MI-CARÊME



La notion de la mi-carême remonte au XVe siècle à l'époque du pape Paul III qui fait organiser en Italie des défilés de chars carnavalesques. La mi-carême est une trêve consentie aux fidèles harassés par un long jeûne. La rigueur des privations est alors levée le temps d'un dimanche. À Paris, toujours au Moyen Âge, on élisait la reine des blanchisseuses dans le quartier de la porte Saint-Antoine; cela se traduisait par un cortège joyeux et tumultueux. Les étudiants rivalisaient d’ingéniosité pour élaborer des taquineries auprès des passants. Si en Occident la mi-carême était l'occasion de rompre le jeûne entre les deuxième et troisième dimanches du carême, en Orient c'est le point de départ d’une rigueur renforcée de l'abstinence.

Au XVIIIe siècle à Saint-Avold, la mi-carême donnait lieu à une coutume appelée "
Fachenott" : les garçons célibataires criaient les prénoms des jeunes filles également célibataires avec lesquelles ils voulaient convoler. L'agitation et des débordements s'ensuivaient immanquablement.

Autrefois à Saint-Avold, et ce jusqu'à la Révolution française, se déroulait le dimanche de la mi-carême la foire de Lætare. C'était une foire libre pour laquelle les marchands ne payaient pas d'impôts. Les commerçants venaient de loin, voire de toute l'Europe. On vendait essentiellement des bovins et on y troquait des peaux, des cuirs et des tissus. Cette foire du Lætare se déroulait au centre-ville autour de l'église Saints-Pierre-et-Paul. Pour éviter les disparités et abus, le maître de la corporation des merciers faisait l'inspection des poids et mesures de tous les commerçants. De même, cette foire durait précisément du lever au coucher du soleil, sans dérogation, surveillée en cela par le sergent de ville. Après la Révolution, cette foire a perdu de son importance pour devenir bien plus tard une braderie telle qu'on la connaît de nos jours.

Le troisième dimanche de carême, le maire et la Justice vérifiaient le Banvin : il s'agissait de juger la quantité de vin vendue entre la Toussaint et la mi-carême en comptant les pots de vin encore remplis. Un tiers des revenus allait à la Ville, un tiers à l'évêque et un tiers au comte de Sarrebruck.





Le chemin de croix : la Pietà et les cinq motifs - Chapelle Sainte-Croix (début du XVe siècle).



LA SEMAINE SAINTE OU "
KARWOCHE"
À TRAVERS LES ÂGES



Les chrétiens vont entrer dans la Semaine sainte ou "Triduum Sacrum" formée par le Jeudi saint, le Vendredi saint et le Samedi saint, qui constitue un temps de prière, de jeûne, le Carême se terminant le dimanche de Pâques.

La Semaine sainte débutait le dimanche des Rameaux ou "
Palmsonntag". Comme de nos jours, les fidèles se rendaient nombreux à l’église, à l’occasion d’une liturgie tridentine très festive rappelant l’entrée de Jésus à Jérusalem, pour y faire bénir des branches de buis, placées dans les maisons et les granges et protéger les habitations de la foudre, des mauvais esprits et des maladies. Ces buis desséchés étaient récoltés l’année précédente après le premier dimanche de Carême et transformés en cendres pour la cérémonie d’imposition des cendres du mercredi des Cendres.

La Semaine sainte est ainsi marquée par l’observation de coutumes codifiées dans le "
Stadtrecht" de Saint-Avold, ensemble de textes municipaux qui fixèrent dès le Moyen-Âge le fonctionnement des institutions de la ville.

La Ville désignait aux Rameaux deux marchands de vin qui se déplaçaient dans toutes les tavernes et auberges pour prélever une certaine quantité de vin pour les offices de la paroisse. Ils fournissaient aussi à la paroisse l’huile pour alimenter la lampe installée près du Saint-Sacrement.


Le Jeudi saint ou "Gründonnerstag"


Il rappelle le dernier repas de Jésus et de ses apôtres. Il commémore pour les chrétiens l’institution par le Christ de l’Eucharistie.

'
Grün" vient de "greinen" ou pleurer, rappelant la souffrance de Jésus. C’est une vénération introduite au début du Moyen-Âge. La messe avec la tradition du lavement des pieds, se termine par une procession au cours de laquelle sont chantés l’hymne composé par saint Thomas d’Aquin, le "Pangue Lingua Gloriosis" et le "Tantum Ergo". Les autels sont dépouillés de toute décoration. Les habitants consommaient légumes, épinards et œufs.

Dès le Jeudi saint, après le chant du Gloria de la messe de la Sainte Cène, en signe de pénitence et de deuil, les cloches et les orgues se taisent jusqu’au dimanche de Pâques où elles carillonnent joyeusement la résurrection du Christ. Elles étaient remplacées durant les offices du Vendredi et Samedi saints par des crécelleurs, "
Klepperbuwe" ou "Rappelbuwe", souvent les enfants de chœur aidés ne nombreux jeunes du lieu, qui, en dialecte francique appelaient les fidèles aux offices et indiquaient les heures de la journée en sillonnant places et rues. La tradition voulait que les cloches "partent se confesser à Rome".


Le Vendredi saint ou "Karfreitag"


Jésus et Véronique.

Il tire son nom de "Kara", signifiant deuil, souci, accusation. Ce jour très particulier commémore la Passion du Christ et se traduit dans la liturgie par une adoration de la Croix à 15 heures et des prières pour l’Église universelle et les conversions. Prêtre et servants sont vêtus de noir.

À Saint-Avold, les fidèles se rendaient à la chapelle Sainte-Croix pour y suivre un chemin de croix. Cette dévotion prit naissance dans l’ordre franciscain, qui sur le modèle de celui de la Via Dolorosa à Jérusalem, le diffusa à toute la chrétienté d’Occident. Les premières stations sont érigées au Moyen-Âge et leur nombre varia de sept à douze. La Contre-réforme catholique en favorisa le développement et le pape Clément XII accorda des indulgences aux fidèles suivant le chemin de croix. Les églises se doteront de simples croix, puis de tableaux ; des adorations se développèrent aux quatre dimanches de Carême : "
Kreutzwegandachten" où est rappelée la Passion du Christ. On y chantait le chant choral "Salve caput cruentatum", composé par le cistercien de Liège, Arnold et chanté en allemand sous la forme : "O Haupt voll Blut und Wunden" ; autre chant choral propre à la Lorraine allemande et aimé des fidèles est le : "Der am Kreuz ist meine Liebe".

À Saint-Avold, en dehors de celui bien modeste de l’abbatiale, il subsiste un chemin de croix en face du restaurant "Le Louisiana", avec ses sept stations réalisées en 1660 par un sculpteur originaire de Cologne, Jost Schmitt. Au Moyen-Âge et jusqu’à la guerre de Trente Ans, le Vendredi saint, un moine de l’abbaye était chargé de l’office de la Passion et du prône à la chapelle Sainte-Croix. Cet office accueillait les pauvres de la ville et ceux mendiant à ses remparts. Après l’office, tous étaient conduits en procession sous les halles (Hôtel de ville) de la cité, où la Ville leur servait la "
Morgensuppe", collation composée de pois, pain, poisson et bière. Sitôt le repas consommé, on reconduisait aux portes de la cité ces pauvres qui sont dans la croyance du Moyen-Âge, l’image du Dieu souffrant : tout chrétien se devant de pratiquer l’amour du prochain et la charité. La Ville offrait aussi aux marguilliers, aux personnes des conseils de fabrique, qui secondaient le prêtre, une chopine de vin pour les remercier du nettoyage des églises avant le Triduum.

Le Vendredi saint était férié. Il était interdit de travailler et de faire couler du sang. Jour de jeûne et d’abstinence, il avait aussi ses vertus. Celui qui mangeait le jour de Pâques des œufs pondus le Vendredi saint, ne tombait pas malade durant l’année ! La consommation de ces œufs protégeait aussi des sorciers et mécréants.

La photo :
Sixième station du chemin de croix : Sainte Véronique essuie le visage du Christ . On remarquera, agenouillés à droite et à gauche du Christ, deux personnages en tenues du XVIIe siècle qui sont certainement Jost Schmitt, qui a conçu le chemin de croix, et son épouse.



Le Samedi saint ou "Karsamstag"


Le maire accompagné de quelques échevins, inspectait les boucheries naboriennes, vérifiait les poids, taxait la viande d’agneau très demandée.

Après l’office du matin, les crécelleurs faisaient le tour des maisons en récoltant des œufs et du lard. Cette tradition germanique remonterait au XVIIIe siècle.

À l’office principal tenu le matin au Moyen-Age, puis le soir, sont bénits l’eau baptismale, le cierge pascal, le feu et l’air, lors d’une célébration tridentine très festive. Les cloches revenaient de Rome et sonnaient solennellement au Gloria.


Le dimanche de Pâques ou "Ostersonntag"


raphael

Le dimanche de Pâques célèbre la résurrection du Christ. Il marque la fin du Carême. La liturgie est festive; dans les vêtements sacerdotaux le blanc remplace le violet, le noir ou le rouge. Les paroissiens participent nombreux aux offices et aux vêpres. Lors de la messe solennelle, au début de laquelle on chantait l’antienne "Vidi Aquam" (J’ai vu l’eau vive) les fidèles sont bénits avec la nouvelle eau baptismale, puis la chorale entame la séquence médiévale "Victimae paschali laudes", composée par le moine bourguignon Wipon vers 1046.

Il est de tradition de revêtir de beaux habits de dimanche pour se rendre aux offices. Le repas de midi était souvent fait de viande (agneau), de charcuterie et de sucreries. Des œufs colorés durant le Carême sont offerts aux enfants. À partir du XVIIIe siècle, ils sont en chocolat dans les foyers aisés. Cette tradition se diffusera dans les couches modestes de la population à la fin du XIXe siècle. Des nids sont faits par les adultes et les enfants recherchaient les œufs apportés par le "
Osterhase" ou lièvre de Pâques.

En Moselle allemande comme dans le reste de l’espace germanique, c’est le lapin de Pâques ou "
Osterhase" qui apportait les œufs aux enfants. Ce lièvre, symbole de la fertilité, est mentionné en 1682 dans une étude d’un professeur de médecine, Georg Franck von Franckenau : "De Ovis paschalibus". Il rapportait que cette coutume était déjà implantée en Alsace et dans le Palatinat.




Ci-contre :
Raffaello Sanzio, plus connu sous le nom de Raphaël (Raffaello), né le 6 avril 1483 à Urbino et mort le 6 avril 1520 à Rome, peintre et architecte italien de la Renaissance, a réalisé cette "Résurrection du Christ" entre 1501 et 1502. Ce tableau de 52 cm × 44 cm se trouve actuellement au Musée de São Paulo.


Le lundi de Pâques ou "Ostermontag"


Le lundi de Pâques est aussi un jour férié. La tradition voulait en liaison avec l’évangile des disciples d’Emmaüs, que l’on fit l’après-midi une promenade champêtre appelée par les ancêtres "Nach Emmaus gehen oder fahren".

Nous aurions pu parler d’autres traditions liées à la Semaine sainte ; nous y reviendrons à l’occasion d’une publication plus importante. Toutes ces traditions démontrent la profonde religiosité de nos ancêtres et la force du catholicisme tridentin dans cette Lorraine allemande, terre de catholicité.



Les cantiques

1. Chant du Vidi Aquam
https://www.youtube.com/watch?v=0D67Kxg7EVg

2. Séquence du jour de Pâques
https://www.youtube.com/watch?v=V7l517BNCts

3. Cantique de Pâques
https://www.youtube.com/watch?v=yTL5n5Dv2O4

4. Cantique chanté depuis le début du XIXe siècle dans les paroisses germaniques de Moselle à Pâques
https://www.youtube.com/watch?v=kkHfpJc42_o

5. Cantique de 1844 chanté dans le temps de Pâques dans les paroisses germanophones
https://www.youtube.com/watch?v=nWFFZgmJeRA

6. Séquence de Pâques orgue de Notre-Dame
https://www.youtube.com/watch?v=zlSK8vn55ZA&list=RDAEH6tOFNIPg

7. Easter Sunday Chant Propers-Fontgombault
https://www.youtube.com/watch?v=7T9FCeqABhU&feature=em-share_video_user