Mai 2017


À paraître le vendredi 26 mai





Le livre consacré au cimetière américain de Saint-Avold sera disponible à l'Office de tourisme à compter du vendredi 26 MAI aux heures d'ouverture (du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h et le samedi de 10 h à 12 H 30 et de 13 h 30 à 17 h).

Cet ouvrage est un numéro Hors-Série du Cahier du Pays Naborien auquel ont droit tous les adhérents de la S.H.P.N. à jour de cotisation. Ils pourront donc le retirer gratuitement à l'Office de tourisme à partir du
vendredi 26 mai. Les personnes qui ne sont pas membres de la S.H.P.N. pourront l'acquérir au prix de 25 €.

Une séance de dédicace est prévue à l'Office de tourisme le samedi 10 juin de 14 h à 17 h.



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Les conférences du mois de mai





Conférence de Pascal FLAUS du 05 mai 2017




ROSBRUCK, UN VILLAGE SOUS LA BOTTE NAZIE


Au retour des Charentes, la population de Rosbruck découvre un village partiellement détruit et saccagé. La reconstruction allemande s’engagea et la population essaiera tant bien que mal à s’adapter au nouvel ordre hitlérien, qui par un maillage très serré d’associations proches du parti nazi, l’encadra et étouffa toutes velléités de résistance. L’Église muselée connaîtra malgré des persécutions, un regain d’intérêt de la part des fidèles, se traduisant par une participation massive aux cultes et dévotions catholiques et cela malgré la destruction volontaire de l’église et l’expulsion de l’abbé Fröhlich. La libération du village par l’armée américaine le 4 décembre 1944 mettra un terme à ces années de dictature, entraînant une longue phase de reconstruction.


Pascal Flaus, président de la Société d’Histoire du Pays Naborien, est auteur de plusieurs ouvrages. Il prépare une histoire de Rosbruck à paraître le 10 novembre 2017.


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Conférence de Michel REMILLON du 19 mai 2017




LE SEL DE LORRAINE : « POUVOIR ET CONVOITISES »


"Le sel est un don des dieux", disait Hérodote.
L'aventure du sel commença au néolithique, et continue encore de nos jours (à Varangéville et Einville, en Lorraine).
Pouvoir et convoitises : les Seigneurs, les Trois-Évêchés, les princes-évêques, les ducs de Lorraine, le roi de France...
Le gisement salifère du Trias
Le Saulnois : origine géologique, la solution de Wegener : la tectonique des plaques. La mer recouvrait la face est de la France et en Lorraine il y a 220 millions d'années.
Il y avait de grandes salines partout en Europe.Actuellement le même phénomène se reproduit à la Corne de l'Afrique.
Mares salées avec de la salicorne; réserves d'oiseaux.
Techniques d'exploitation : poêle à sel (pour le sel ignigène), sel gemme, sel marin. Varangéville : mine de 220 km de galeries; sel agricole (sel de Guérande). Évaporation à saumure (Solvay). Moyen Orient : usines de dessalement. Salines incas à 4 200 mètres d'altitude.
Vallée de la Seille : Arteze de la Sauvagère (1707-1782) en 1740. En 1907, chantier de J.-B. Kenne et ses recherches sur le briquetage. D'après J.-P. Bertaux (recherches de 1968 à 1974), le briquetage sous les cités du Saulnois représenterait quatre millions de m3. Le briquetage s'arrête 50 ans av. J.C.
Le briquetage de la Seille est un phénomène industriel de la préhistoire.
Les routes du sel : carte de Pentinger; deux grandes voies romaines, dont l'une traverse le Saulnois;
amphithéatre de Tarquimpol; monnaies mérovingiennes Marsallo Vico au Vle siècle.
Donation de la saline de Salonnes à l'abbaye de Saint-Denis par Charlemagne en 777.
Dieuze de 1025 à 1973 – Morhange – Château-Salins 1360-1946 – Rosières-aux-Salines jusqu'à fin 1760 – Solival jusqu'en 1792. Au XIIIe siècle il y avait 110 abbayes en Lorraine, dont 73 à Marsal.
La gabelle avait été instituée par Philippe VI de Valois, et a été abolie par l'Assemblée Constituante (Nicolas Rollin et l'abbé Grégoire).
Probléme du combustible (bois jusqu'à vers 1780), qui était très cher pour les foyers modestes; solutions partielles : le transport de la saumure et les bâtiments de graduation pour enrichir la saumure.
La Lorraine et Louis XIV : prise de Moyenvic en 1631, Marsal en 1663; l'activité du sel va commencer à baisser.
Les Cahiers de doléances de la région en 1789, réclameront l'arrêt des salines et la suppression de la gabelle.
De 1783 à 1863, progrès de la chimie, avec les procédés Leblanc et Solvay. Les frères Solvay en Lorraine à partir de 1870.
Actuellement, à Varangéville, quarante salariés produisent annuellement un million de tonnes de sel
(problème de l'enneigement en hiver).
Le musée du sel de Marsal a été inauguré en 1973 par Pierre Messmer. Problème : il est actuellement fermé six mois par an...

Compte rendu :  
Noël GABRIEL





Les conférences du mois d'avril





Conférence de SÉBASTIEN MELLARD du 21 AVRIL 2017




CATASTROPHE MÉCONNUE : LES ÉBOULEMENTS DE 1961 À SAINTE-FONTAINE


Le faisceau de gras de Sainte-Fontaine est découvert en 1908. De grands travaux permettent le détournement de la Merle et l'assainissement de sa vallée, ainsi que le foncement des puits Waldemar-Müller et August-Thyssen. Cees installations nouvelles entrent en fonctionnement peu avant la Première Guerre mondiale, leur développement se poursuit après 1918 sous le nom de Sainte-Fontaine et de Peyerimhoff.
Ce gisement très grisouteux, faillé, pentu, au charbon s'échauffant facilement, connaît une explosion qui fait trente-six victimes, le 3 janvier 1919. Un autre coup de grisou fait vingt-six morts le 29 mai 1959.
Le 1er août 1961, un nouvel accident faisant sept tués, se distingue par sa nature (des éboulements), son déroulé en deux temps, et la durée des opérations de secours.

Les lieux

Le drame se joue sur le chantier d'exploitation de la veine G, à l'ouest du puits Peyerimhoff, sur la frontière franco-allemande. Ce chantier est desservi par une voie de base se trouvant à 760 m de profondeur et une voie de tête à 660 m de profondeur, la haveuse effectuant des allers-retours entre ces deux galeries distantes de 204 m.
Pour les besoins de la circulation des hommes et du minerai qui part vers l'étage 760 grâce à un convoyeur à bande, le vide laissé derrière la machine d'abattage est conservé avec des étançons métalliques.
Les mineurs du poste de nuit provoquent le foudroyage de l'arrière-taille, permis par le retrait des étançons qui soutiennent le toit du chantier, les éléments prélevés dans les zones destinées au foudroyage étant repositionnés à proximité du front de taille fraîchement havé. Le lieu de travail est constitué par l'espace vide entre le charbon non encore exploité et l'arrière-taille foudroyée.

Le premier éboulement

Le 1er août 1961, peu après minuit, un coup de charge provoque, sans faire de blessé, la chute de deux files d'étançons, ainsi que l'effondrement localisé du faux toit de charbon. Les coups de charge (« séismes localisés ») se produisent souvent de nuit, alors que le foudroyage entraîne de brutales décharges des tensions accumulées dans les terrains de grès schisteux surplombant la taille. Le porion présent demande aux boiseurs des alentours d'aider le binôme chargé de la zone touchée à rétablir le soutènement.
À 1 h 55, un coup de charge terrible entraîne un premier éboulement qui, partant du soutènement tombé plus tôt, se répand vers le haut et le bas de la taille, sur une longueur de 15 m.Trois boiseurs s'enfuient vers l'aval, deux vers l'amont. Les éboulis obstruent totalement le chantier, imposant de longs détours.
Le porion fait l'appel des hommes présents, deux manquent. Le foudroyage est arrêté, le boisage à proximité immédiate de l'éboulement est renforcé, tandis que des blocs commencent à être dégagés afin de retrouver les victimes. Le faux-toit de charbon est lui aussi renforcé.
À partir de 2 h 30, les responsables, avertis, commencent à arriver.

Le second éboulement

À 5 h 45, une nouvelle chute d'étançons se produit à 15 m du pied de l'éboulement. Une fois la surprise passée, on remet en place le soutènement tombé.
Au même moment, un violent coup de charge suivi d'un nouvel éboulement fait basculer tout le soutènement sur une longueur de 15 m. Quatre ouvriers en réchappent ; trois ingénieurs et deux ouvriers sont ensevelis, portant ainsi à sept le nombre des victimes.

Le sauvetage

Il faut renforcer le soutènement, attaquer les éboulis, entamer une reconnaissance pour vérifier s'il subsiste une zone libre entre les deux éboulements. Les sauveteurs progressent rapidement, entendent des appels vers 10 h; ils arrêtent leurs recherches en début de soirée, et entament alors le creusement d'un montage, une galerie excavée au marteau-piqueur qui longe les éboulements et sert à lancer des reconnaissances latérales pour localiser les victimes.
Dans la zone du premier éboulement, le grès schisteux s'est écroulé en énormes blocs ; la planche de charbon du second éboulement est tombée presque intacte, le grès qui la surplombe resté en place permet donc des recherches rapides.
Un sauveteur aperçoit une main inanimée le 2 août à 3 h 10. Un autre corps est trouvé le lendemain à 6 h ; le premier corps est dégagé à 16 h 20. Les deux galeries se rejoignent le 4 à minuit et se concentrent sur les recherches latérales. Le 5 vers 4 h 15 les troisième et quatrième corps sont dégagés. Le 6 au matin les cinquième et sixième corps sont retrouvés, et le dernier le 7.

L'enquête  

Tout accident grave déclenche un examen interne aux HBL, doublé pour les plus sérieux d'investigation du service des Mines. Un important mouvement de grève provoqué par l'accident rend cette enquête encore plus sensible. Le conflit provoque le 4 août d'importants dégâts au bâtiment de la direction générale.
Les copies des procès-verbaux, conservées dans les archives du service sécurité des HBL, sont maintenant au Centre des archives départementales de la Moselle, ainsi que le récit du délégué-mineur, dont le témoignage s'achève par le rappel d'observations qu'il avait faites le 19 juillet, où il demandait le renforcement du soutènement.
La limite basse du second éboulement correspond au niveau qu'il évoque. Il semble que la planche du charbon, désolidarisée de la plupart de ses attaches lors du premier éboulement, pesait de tout son poids sur la partie fragile de la veine, qui a fini par céder, lui perttant de basculer d'un bloc en emportant cinq victimes supplémentaires.
Le second éboulement était prévisible et le sauvetage des deux premières victimes aurait dû être réalisé depuis l'amont. C'est probablement l'urgence de sauver ces mineurs potentiellement toujours vivants qui a poussé à intervenir depuis l'aval, l'évacuation des matériaux dégagés y étant plus simple.
L'avis de l'ingénieur des Mines attribue l'accident à l'utilisation d'étançons métalliques à friction de type Gerlach 47, dont la conception cause souvent un serrage insuffisant, augmentant la probabilité de chute en cas de coup de charge.
Il est constaté aussi que la densité du soutènement en pied de taille est légèrement moindre que celle prévue par le schéma de boisage ; l'absence de contreboisage est signalée, sans affirmer que l'accident aurait pu être évité, car la zone concernée n'est pas touchée par les éboulements.
Les experts préfèrent l'utilisation d'étançons hydrauliques, technique alors en cours de développement. Ce point n'est toutefois pas considéré comme une faute. Aucune suite judiciaire n'est donc demandée.

Conférence de M. Sébastien MELLARD, responsable du Centre des archives industrielles de la Moselle, d'après un article du même, paru en mars 2017 dans le n° 10 de la revue Musée Les Mineurs Wendel.

Compte rendu :  
Noël GABRIEL

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Conférence d'AMÉLIE VOISIN du 28 AVRIL 2017




UNE HISTOIRE DE L'ACCOUCHEMENT À L'ÉPOQUE MODERNE


L'accouchement aujourd'hui encore reste un mystère.
Des médecins dans l'Antiquité théorisent l'accouchement.
On avance peu au Moyen-Âge; une raison toute simple : l'interdiction des autopsies.
Premiers théoriciens au XVIe siècle. Léonard de Vinci s'intéresse, entre autres, au corps humain. Autopsies d'animaux. Mais peu d'avancées. Une femme peut avoir jusqu'à quatorze enfants (six à la campagne, à cause de la dureté de la vie). Mort en couches 10 %. Il y a nécessité donc de faire des progrès.
Le couple dans la religion catholique doit avoir des enfants.La femme enceinte est bénie (Visitation). La fête de l'avent (8 décembre)est celle de la conception. Représentation religieuse de la grossesse.
La stérilité (toujours féminine...) est un grand malheur.Sources, potions, superstitions. 86 % des couples ont des enfants.
Exorcisme sur la femme enceinte.
Superstitions : le répit pour les enfants morts-nés (qui errent dans les limbes). Répit sanctuaire d'Avioth. Placenta : enfant jumeau décédé, ou don de la mère à l'enfant ?
Nommer la sage-femme en Lorraine (début 1646 à Nancy. La sage-femme (matrone) est choisie par les femmes, puis passe devant le curé pour jurer et pouvoir baptiser. À Saint-Avold au XVIIIe siècle il y a quatre matrones. C'est quelqu'un de très puissant, souvent en conflit : élection, peut ou non dénoncer les mères au curé...
ÀOU l'université de Pont-à-Mousson il n'y a pas de cours d'obstétrique.
20.6.1770 : premier cours d'obstétrique. Cours d'Angélique du Coudray (1752), puis sa « machine » (tour de France), puis cours d'accouchement (1750-1800), pris en charge par les départements sous la Révolution.
1787, J.-L. Baudelocque : « Principes sur l'art des accouchements ».
1808 : première école d'accouchement à Nancy. Au début du XIXe siècle, il y a cent sages-femmes en Moselle.
En 1872 la formation est de neuf mois en Allemagne, contre quatre ans en 1985.
Il y a des hommes gynécologues ou obstétriciens au XXe siècle.
Si l'accouchement se passe mal : césarienne par UN chirurgien.
Les lits d'accouchement sont très entourés (quarante personnes autour de Marie-Antoinette en 1781. Accouchement assis; chaise percée (Ambroise Paré, 1585). Décoctions de plantes, alcool ; fin XIXe : chloroforme pour anesthésier.
Outils : crochets, ciseaux, perce-crâne, pinces, pelvimètre de Baudelocque. Fin XVIIIe forceps de William Smellic.
Nouvelles démonstrations d'accouchement Maygrier Jacques Pierre (1822).
XIXe : pince ombilicale pour terminer la venue au monde.
Léopold en 1708 émet des ordonnances (tendance plus germanique).

Compte rendu :
Noël GABRIEL

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Les dossiers de la Société d'Histoire du Pays Naborien - 113






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Le 21 novembre 1918 à Saint-Avold
selon les journaux de marche des régiments

par Patrice Deschamps


Extrait du journal de marche de la 1ère division.


La division fait, à la demande de la population de Saint-Avold, une entrée solennelle dans cette ville. Le général Grégoire entre à cheval à la tête du 201e R.I. Il est précédé d'une escorte de chasseurs à cheval et suivi de son état-major.

Le général Dauvé commande les troupes et les fait défiler devant le général Grégoire. La population de Saint-Avold a préparé une très belle réception. Partout des drapeaux, des oriflammes, des guirlandes de fleurs. Les soldats passent sous plusieurs arcs de triomphe portant des phrases de bienvenue.

La population enthousiaste se presse dans les rues de la ville. Une estrade est dressée sur la petite place où sont groupés les notables et des groupes de jeunes filles et de jeunes femmes portant le costume national.

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Éphéméride




Mois après mois, nous vous proposerons désormais de revenir sur un événement historique marquant qu'il ait un rapport ou non avec l'histoire locale.


L'incendie du zeppelin Hindenburg


Le 6 mai 1937, le Zeppelin Hindenburg, un dirigeable à coque rigide, s'enflamme à son arrivée sur l'aéroport de Lakehurst, près de New-York, après une traversée paisible et confortable de l'Atlantique en deux jours au départ de Francfort.

Sa coque prend feu en touchant le mât d'amarrage, peut-être sous l'effet d'orages électriques.

L'incendie se propage en quelques minutes aux flancs de 245 mètres de long, remplis de 200 000 m3 d'hydrogène (du fait d'un embargo des États-Unis frappant l'Allemagne nazie, l'exploitant du dirigeable avait dû utiliser l'hydrogène à la place de l'hélium, un gaz inerte et non inflammable).

Dans la nacelle placée sous la coque, c'est l'affolement. Sur les 97 personnes, passagers et hommes d'équipage, 35 périssent dans des conditions dramatiques sous l'oeil des caméras mobilisées pour cet événement que l'on espérait festif et mondain.

Le Zeppelin LZ 129 Hindenburg (du nom de l'ancien président de l'Allemagne) en était à son 63e vol commercial et à sa vingtième traversée de l'Atlantique.

Dix mois plus tôt, il avait survolé fièrement le Stade olympique de Berlin le jour de l'ouverture des JO.


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L'accident de Lakehurst met fin à l'exploitation des dirigeables commerciaux, une filière pourtant prometteuse pour le transport de passagers et de charges lourdes à moyenne et longue distance.

La Seconde Guerre mondiale, consacre le triomphe sans partage de l'aviation, tant sur les lignes commerciales que dans les emplois militaires.



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