Septembre 2018

Assemblée générale 2018




Vendredi 5 octobre 2018 à 19 heures
Salle des Congrès de la piscine
Rue de la piscine
SAINT-AVOLD



ASSEMBLÉE
G
ÉNÉRALE 2018

et

présentation du
CAHIER N°29




Les membres de la S.H.P.N. pourront retirer leur Cahier
à la fin de l'Assemblée Générale.

Pensez à renvoyer votre bulletin de participation
AVANT LE 1er OCTOBRE.

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La prochaine conférence



Vendredi 26 octobre 2018 à 20 heures
Salle des Congrès de la piscine
Rue de la piscine
SAINT-AVOLD




UN DESTIN CONTRARIÉ :
ANSELME GRINEWALD, PEINTRE-PHOTOGRAPHE
DE SAINT-AVOLD (1819-1875).


par Marie-Agnès MIRGUET


Né à Saint-Avold le 20 août 1819, d’un père artisan ferblantier et d’un grand-père, premier organiste des Bénédictins, lui-même beau-fils de Barthélémy Chevreux, facteur de l’orgue de l’abbatiale Saint-Nabor, Anselme Grinewald est aujourd’hui un peintre référencé dans plusieurs bibliothèques et musées américains pour avoir peint, avant et pendant la Guerre de Sécession, en Caroline du Sud, des paysages et des scènes présentant un intérêt historique.

Après avoir vécu une quinzaine d’années aux Etats-Unis où il a côtoyé les plus grands généraux de l’armée confédérée des états du Sud, le peintre Anselme Grinewald, comme la plupart des habitants de Charleston en Caroline du Sud, a, à l’issue de la Guerre de Sécession, dû fuir la ville incendiée par les armées nordistes du général Sherman, lequel avait promis de se venger de ces sudistes qui avaient déclenché ce conflit en attaquant Fort Sumter à Charleston, le 12 avril 1861.

Veuf et accompagné de ses deux jeunes enfants, le peintre Anselme Grinewald est rentré à Saint-Avold, particulièrement meurtri, ayant perdu du fait de cette guerre sa première épouse et une grande partie de ses tableaux. Réinstallé comme peintre-photographe à Saint-Avold, il tentera de se reconstruire auprès d’une seconde épouse Henriette Madeleine Bour veuve Schroeder. Les recherches sur ce peintre ont vite conduit à découvrir qu’Anselme Grinewald avait eu un destin d’artiste contrarié par les affres de l’histoire de France et des Etats-Unis.

Marie-Agnès Mirguet née Grinewald est arrière-petite-fille du peintre Anselme Grinewald. Après des études secondaires à Genève (Suisse) et des études universitaires à la faculté de droit de Nancy, elle entre à l’Ecole Nationale de la Magistrature à Bordeaux. Elle fait une carrière de magistrat dans les cours d’appel de Metz et de Nancy de 1976 à 2011 en qualité de juge d’instruction, président du tribunal correctionnel, président de la cour d’assises de la Moselle, président de la chambre d’accusation, président de la chambre de l’instruction. Elle est ensuite conseiller à la chambre criminelle à la Cour de cassation à Paris (2011-2015). Elle occupe actuellement les fonctions de conseiller honoraire à la Cour de cassation et de co-président de la chambre de discipline de l’Ordre national des vétérinaires du Grand-Est.





Article du Républicain Lorrain" du 18 août 2018



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Document ancien, société moderne

Souvent, lorsque l'on évoque les archives, on imagine que la société décrite par les documents conservés va sembler archaïque. Que nenni ! La preuve par l'exemple aux archives municipales de Saint-Avold.



Le contexte politique

En 1581, la cité naborienne passe au Duché de Lorraine. Jusqu'en 1620, la ville va connaître un âge d'or. Elle croît et la population s'installe même sur le boulevard en dehors des remparts. Le 11 septembre 1595, une charte témoignant de la sauvegarde des droits et privilèges hérités du passé avec les évêques de Metz est ratifiée par Charles Ill.

Si la lanzue dominante dans le duché est le francais. la charte est rédigée en allemand idiome usuel des Naboriens. En effet, à cette époque, la langue n'est pas un enjeu.

« Chacun est respectueux de celle de l'autre et l'attachement passe plutôt par la fidélité politique, c'est-à-dire au souverain. Ce qui se traduit par le paiement des impôts, etc.», explique Pascal Flaus, responsable des archives municipales de Saint-Avold.

Les Naboriens sont fidèles aux ducs: la ville obtiendra d'ailleurs de Léopold (avant dernier duc de Lorraine) que l'écusson de la cité porte ses armoiries en 1698. Une reconnaissance et un honneur.


Le contexte social

À l'époque, Saint-Avold est connue et reconnue pour ses tanneurs et la qualité de leurs cuirs qui sont exportés dans l'Europe entière. Des apprentis de partout viennent s'y former. Dans une ville comptant deux mille habitants, le corps des tanneurs représente (avec femmes et enfants) une centaine de personnes. Les tisserands et drapiers ne sont pas loin derrière pour assurer la réputation de la ville. Ces corporations sont donc celles qui structurent la cité commerçante.

Mais Saint-Avold est également une ville-étape. De grands troupeaux de bovins y font halte. lis sont achetés, abattus, transformés et exportés. Ces produits vont jusqu'à Anvers, et des Pays-Bas les marchands reviennent avec des produits de luxe et de la mer.

L'autre atout de Saint-Avold est sa forêt. Elle favorise l'implantation de verreries, notamment une à proximité du moulin de Hambach. Que cela soit du verre à destination des produits usuels ou de vitraux, les commandes voguent via la Sarre et la Moselle jusqu'au Pays-Bas. D'où arrivent également des demandes de bois car ce royaume construit une flotte.

« La cité connaît donc un rayonnement important. Et c'est sa richesse qui permet aux habitants de conserver leurs privilèges et surtout, de ne pas avoir une fiscalité trop lourde », résume Pascal Flaus.






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