Avril 2017


Les conférences du 21 avril




Conférence quartier Jeanne d'Arc





La conférences du 28 avril




Vendredi 28 avril 2017 à 20 heures
Salle des Congrès de la piscine
Rue de la piscine
SAINT-AVOLD




UNE HISTOIRE DE L’ACCOUCHEMENT À L’ÉPOQUE MODERNE


par Amélie VOISIN


Acte ancestral, naturel et commun, l’accouchement est pourtant toujours vécu et considéré comme un événement exceptionnel. Désigné comme un « miracle » mais aussi comme un « art », il s’accompagne de gestes, de rituels et de croyances. À travers cette conférence, c’est une partie de son histoire qui sera retracée : l’évolution de la pratique et des mentalités autour de la naissance, du XVIe au début du XIXe siècle, dans les cours princières mais aussi dans nos campagnes lorraines.


Amélie Voisin est docteure en histoire moderne, chargée de cours à l’université de Lorraine et professeur d’histoire géographie en section abibac depuis 2009. Ses domaines de recherche sont l’histoire de la Lorraine, de l’Autriche, de l’éducation et de la vie quotidienne.




Patrimoine




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Toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour la sauvegarde de ce joyau du patrimoine naborien qu'est la Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours seront heureux d'apprendre que les travaux ont commencé.




La conférence du 31 mars




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LES APPARITIONS DE 1872-1873
EN ALSACE-LORRAINE

par Laurent FILLIUNG



Betting (10 mars 1873) ; Bettwiller (1873) ; Biding (10 mars 1873) ; Fredrupt (15 mars 1873) ; Rimling (1873) ; Walschbronn (1870-1871) ; Neubois/Kruth (7 juillet 1872) et L'Hôpital (7 juillet 1872) et d'autres villages alsaciens ou lorrains furent le siège d'apparitions mariales en cette fin mouvementée du XIXe siècle.

Sur les 2 400 lieux d'apparitions recensés à travers le monde, l'
Église catholique n'en reconnaît qu'une quinzaine. Laurent Filliung nous a présenté le contexte social, historique et politique de l'époque. Une place de choix a été faite aux apparitions de Biding, de Neubois et de L'Hôpital.




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Les dossiers de la Société d'Histoire du Pays Naborien - 112




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Chroniques de l’opinion publique dans le pays naborien en 1940

par Cédric NEVEU

Comment réagit la population du pays naborien à l’annexion de la province ? Comment considère-t-elle les efforts des autorités du Troisième Reich pour s’attirer son soutien ? Quels sont les principaux centres de préoccupation de la population ? Les Naboriens sont-ils farouchement antiallemands dès les premières heures de l’annexion ou l’opinion évolue-t-elle au gré des étapes de la politique de germanisation du Gauleiter Bürckel ? Autant de questions auxquelles cet article tente d’apporter quelques éléments de réponses.

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Éphéméride




Mois après mois, nous vous proposerons désormais de revenir sur un événement historique marquant qu'il ait un rapport ou non avec l'histoire locale.


Le drame du Chemin des Dames

Le 16 avril 1917, les Français lancent une grande offensive en Picardie, sur le Chemin des Dames. Mal préparée, mal engagée, elle va entraîner un profond ressentiment chez les soldats et une reprise en main des questions militaires par le gouvernement.

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Le 6 avril 1917, un conseil de guerre présidé par Raymond Poincaré ordonne LA grande offensive. Celle-ci est engagée.dix jours plus tard entre la Somme et l'Oise, dans les pires conditions qui soient. 

L'échec est consommé en 24 heures malgré la participation des premiers chars d'assaut français (une quarantaine). On n'avance que de 500 mètres au lieu des 10 kilomètres prévus, et ce au prix de pertes énormes : 29 000 morts en dix jours.

Le général Nivelle en est tenu pour responsable. Lors de la conférence interalliée de Chantilly, en novembre 1916, il assurait à tout un chacun que cette offensive serait l'occasion de la « rupture » décisive tant attendue grâce à une préparation massive de l'artillerie qui dévasterait les tranchées ennemies en profondeur.

Mais le lieu choisi, non loin de l'endroit où s'était déroulée la bataille de la Somme de l'année précédente, n'est pas le moins du monde propice à la progression des troupes, avec ses trous d'obus et ses chemins défoncés. Qui plus est, avant l'attaque, les Allemands ont abandonné leurs premières tranchées et construit un nouveau réseau enterré à l'arrière, plus court, de façon à faire l'économie d'un maximum de troupes : la ligne Hindenburg. Une offensive parallèle est menée par les Anglo-Canadiens au nord de la Somme, près d'Arras et de la crête de Vimy. Plus chanceux que leurs alliés, ils avancent dès le premier jour d'un à cinq kilomètres, les Allemands ayant allégé leur dispositif pour concentrer leurs efforts sur le Chemin des Dames.

Après l'attaque du Chemin des Dames, au cours de laquelle sont morts pour rien 29.000 soldats français, la désillusion est immense chez les poilus. Ils ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l'état-major. Des mutineries éclatent çà et là. Plus d'une centaine en deux mois. En fait de mutineries, il faudrait plutôt parler d'explosions de colère sans conséquence pratique (aucun soldat n'a braqué son arme sur un gradé ; aucune compagnie n'a déserté). Elles surviennent à l'arrière, dans les troupes au repos qui, après s'être battues avec courage mais inutilement, apprennent que leurs supérieurs veulent les renvoyer au front sans plus d'utilité.

Le général Nivelle, qui n'a pas tenu sa promesse d'arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 15 mai 1917 et remplacé par le général Pétain au commandement en chef de l'armée française. Il s'en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu'à la fin du printemps.

Le nouveau commandant en chef suspend les offensives et restaure en premier lieu la discipline. Il réorganise la justice militaire en vue d'un « 
châtiment prompt et exemplaire », sans possibilité de recours en grâce. Il s'ensuit quelques dizaines d'exécutions, un nombre en définitive limité. Pétain s'applique en second lieu à redresser le moral des troupes. Il entreprend la tournée des popottes, améliore l'ordinaire des soldats, allonge les permissions... de sorte qu'à la fin juin, il ne reste plus trace des mutineries du printemps.


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