La prochaine conférence




Vendredi 28 février 2020
à 20 heures

à la Salle des congrès
de la piscine
rue de la Piscine
à SAINT-AVOLD


Robert Schuman (1886-1963) :
son action politique locale pour la Lorraine et pour Saint-Avold

par Ghislain KNEPPER


A peine devenu français, c'est à son corps défendant que le jeune avocat messin, Robert Schuman, entra en politique sous l'étiquette de l'Union républicaine lorraine en novembre 1919 pour « préserver l'âme de la Lorraine ». Si l'Histoire retient surtout son action en faveur de la construction européenne, elle éclipse quelque peu son action politique locale. Né allemand au Grand-Duché de Luxembourg en 1886, d'un père lorrain et d'une mère luxembourgeoise, ses origines familiales, les compétences juridiques acquises lors de sa formation dans le Reich wilhelmien et sa parfaite maîtrise de la langue française lui permirent d'endosser un rôle décisif dans le travail d'assimilation de l'Alsace et de la Lorraine à la France, notamment le maintien du système concordataire, du statut scolaire, du syndicalisme chrétien et du bilinguisme.

Robert Schuman occupa également des fonctions d'élu local à la Commission Municipale de Metz et en tant que conseiller général de la Moselle. Son engagement pour la cause lorraine prit un nouveau tournant lorsqu'il accéda aux responsabilités ministérielles.

Cette conférence reviendra aussi sur l'impact de Robert Schuman dans la vie politique naborienne, principalement ses interventions sur la question du ravitaillement en 1946, les soutiens apportés par la Municipalité au Président du Conseil au moment des grèves insurrectionnelles de 1947, sa visite de Saint-Avold en novembre 1950 et les hommages posthumes qui lui furent rendus en 1963.

Né en 1989 à Saint-Avold, Ghislain Knepper a travaillé pendant 3 ans à la Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles, dont il a assuré le recollement du fonds archivistique. Il a été le commissaire de l’exposition annuelle 2013 intitulée « Europe en hymnes : des hymnes nationaux à l’hymne européen ». Il participe régulièrement à des colloques et est l'auteur d'articles sur la pensée des pères de l'Europe et sur les problématiques actuelles de la construction européenne. Membre du comité de la S.H.P.N., où il est plus particulièrement référent pour l'histoire culturelle et religieuse, il revient, avec cette conférence, sur l'un de ses sujets de prédilection.





Henriette de Lorraine par Pascal Flaus






Henriette



Personnage de roman de cape et d'épée, type de la « femme forte » du XVIIe siècle, Henriette de Lorraine ou de Phalsbourg est la fille de François, comte de Vaudémont, fils du duc Charles III et de Claude de France, et de Christine, comtesse de Salm.

Réputée pour son fort caractère et son intelligence politique, elle est mariée à seize ans, contre son gré et celui de sa famille, à Louis de Guise, baron d'Ancerville, âgé de 33 ans, bâtard de Louis de Guise (1555-1588), cardinal de Lorraine. Ce mariage, resté sans enfants, de la princesse avec Louis de Guise qui, de ce fait, est élevé au rang de prince de Lixheim et de Phalsbourg, principauté immédiate d'Empire, la fait hériter d'un domaine vaste et riche, au décès de son époux en décembre 1631. Henriette soutient son frère, le duc Charles IV, dans une politique anti-française et ouvertement favorable aux Habsbourg.

L'occupation de la Lorraine et du Barrois par les Français en 1633 contraint Henriette à une fuite romanesque vers les Pays-Bas espagnols alliés au duché et lieu d'asile de nombreux Lorrains, dont Marguerite, sœur de la princesse et d'opposants au cardinal de Richelieu. Là, protégée par le roi d'Espagne qui admire sa détermination, elle tentera par tous les moyens d'organiser une vaste coalition anti-française pour la libération des duchés et faire reconnaître son frère, le duc Charles IV comme l'unique souverain légitime.
À Bruxelles et Anvers, elle fréquente de nombreux exilés et diplomates, forge des complots contre Richelieu qu'elle déteste. Alors que la princesse s'apprête à rejoindre la Lorraine, elle épouse précipitamment, en octobre 1643, Charles de Guasco, gentilhomme italien au service de l'Espagne, qui meurt en 1650.

À court d'argent et malgré l'opposition de sa famille, elle se remarie en 1652 avec son banquier d'Anvers, le marquis François Joseph de Grimaldi, noble génois apparenté aux Grimaldi de Monaco. Après s'être rapprochée de Mazarin et de la régente Anne d'Autriche, la princesse négocie la neutralité de ses seigneuries et son retour en Lorraine. C'est un duché occupé et dévasté par les guerres que découvre le couple en septembre 1653. Henriette et son très jeune époux tentent avec difficulté de reconstruire leur domaine. Le couple séjoume à Neufchâteau où la princesse meurt le 16 novembre 1660, regrettée de ses sujets.

Il reste quelques exemplaires de ce très bel ouvrage, abondamment illustré, à l'Office de Tourisme de Saint-Avold.





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