Mars 2017


Les 150 ans de la chorale Concordia




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La conférence du 31 mars




Vendredi 31 mars 2017 à 20 heures
Salle des Congrès de la piscine
Rue de la piscine
SAINT-AVOLD




LES APPARITIONS DE 1872-1873 EN ALSACE-LORRAINE

par Laurent FILLIUNG

L’année 2017 marque le centenaire des fameuses apparitions mariales de Fatima. Dans le contexte très tourmenté de la Grande Guerre, la Vierge Marie serait apparue pour délivrer un message de conversion et d’espérance au peuple chrétien. Cette apparition peut être considérée comme la dernière d’un long XIXe siècle ou la première de ce XXe siècle qui naît dans la boue des tranchées. Après les apparitions bien connues de la rue du Bac à Paris (1830), de la Salette en Isère (1846), de Lourdes dans les Hautes-Pyrénées (1858) ou encore de Pontmain en Bretagne (1871), le XIXe siècle peut à bon droit être considéré comme « le siècle des apparitions ».

Notre région a elle aussi été honorée de telles manifestations surnaturelles, bien que ces faits soient encore relativement méconnus. Dans la tourmente de la guerre de 1870-1871 et des mesures visant l’Eglise catholique dans la cadre du « Kulturkampf », les populations d’Alsace-Lorraine, traumatisées par la défaite et le changement de régime ont elles aussi été visitées par la Vierge. En Alsace tout d’abord, à Neubois, puis en Lorraine mosellane, à Guising et Sarreguemines notamment, une vague d’apparitions suscite l’émoi des populations et provoque l’inquiétude des autorités prussiennes. De l’aveu des voyants, la Vierge semble annoncer la défaite de la Prusse et le retour à la France. Que s’est-il passé dans ces provinces ? Quel a été le message délivré à ces populations ? Quelle a été enfin l’attitude des nouvelles autorités politiques comme celle des autorités religieuses locales ? C’est ce que cette conférence aura l’objet de présenter.

Laurent Filliung travaille pour la télévision. Historien de formation et président de l’association des Amis de Catherine Filliung, il est actuellement doctorant à l’université de Paris-Est-Créteil où il prépare une thèse d’Histoire contemporaine consacrée à la vie et à l’œuvre de Catherine Filliung (1848-1915), fondatrice de l’orphelinat de Biding.



La conférence du 23 mars du Club Histoire du CCL de Freyming




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Jeudi 23 mars 2017 à 20 heures
Foyer Saint-Maurice
de Freyming




WOLFGANG MUSCULUS
Il y a 500 ans :
un Lorrain au cœur de la Réforme


par Gérard BOTZ





La conférence du 24 février




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Une conférence très appréciée :




LA LIGNE MAGINOT
ENTRE ROSSELLE ET SARRE


par Philippe Keuer


120 personnes ont suivi avec attention l'excellente conférence présentée vendredi 24 février, à la Salle des Congrès, par Philippe Keuer.

Actuellement coprésident de l’association des Amis du Pays d’Albe (Sarralbe) et secrétaire de l’association Ascomemo (Hagondange). Philippe Keuer a rédigé avec Philippe Wilmouth le livre « 
La bataille du 14 juin 1940 dans la Trouée de la Sarre » (Fensch Vallée Editions 2007) et il est l’auteur du hors-série « De la Trouée de la Sarre… à l’opération Tiger » (Association des Amis du Pays d’Albe, juin 2016). Il exerce aussi la fonction de guide sur le circuit « Route de la Ligne Maginot Aquatique entre Sarralbe et Hoste ».



Dès la fin de la 1ère guerre mondiale se pose le problème de la défense des régions recouvrées.
Les travaux à effectuer vont sceller le destin de la région : c'est là qu'aura lieu la bataille. La Ligne Maginot devait arrêter ET tenir. Point faible : contournement linéaire, donc manque de profondeur.

La trouée de la Sarre

Région fortifiée de Metz trouée de la Sarre Région fortifiée de la Lauter
Zone inondable
Dans la partie est
5 + 1 + 2 barrages
Les barrages sont comblés par des poutrelles + les vannes ouvertes : le tout est opérationnel en 48 heures.
Le plébiscite de 1935 implique le retour de la Sarre à l'Allemagne. La trouée se trouve donc en première ligne. Le S.F. de Rohrbach est terminé en 1938.
Il faut construire une ligne de blockhaus pour «colmater», ligne tenue par des unités de forteresse interarmes (infanterie, artillerie, génie).
L'infanterie occupe les ouvrages et casemates, assure la sécurité des intervalles
-146e R.I.F. : 1er bataillon Téting, 2e bataillon Zimming, 3e bataillon Leyviller – Barst. Puis les 174e R.M.I.F., 69e R.M.I.F., 82e R.M.I.F.
-41e R.M.I.C. («marsouins»), puis 51e R.M.I.C. et 41e R.M.I.C.
Artillerie : un R.A.P. et un R.A.M.F. dans chaque secteur
-Génie de forteresse : sapeurs électroniciens, télégraphistes, ferroviaires, mineurs, compagnie de mise en œuvre.

Soldats des troupes de forteresse

Le service militaire est de un ou deux ans. Les appelés de la classe 36, maintenus ou rappelés, ont donné neuf ans à l'armée.
Ceux du béton : formation technique pour les « équipages » (services de quart)
Ceux des intervalles : instruction et main d'oeuvre militaires – en cantonnements
Les maisons-fortes sont tenues par les Gardes Républicains Mobiles et les Gardes frontaliers
Mars 36 : 1ère occupation de la L.M.
Mars 38 : 2e occupation de la L.M. - construction du Westwall
Sept. 38 : 3e «  «  «  «  - affaire des Sudètes
Mars 39 : 4 «  «  «  « 
23 août 39 : pacte germano-soviétique ; 1er septembre : attaque de la Pologne, début de la 2e G.M., évacuation, mobilisation. Venir en aide à la Pologne : opération Sarre, six bataillons sont prélevés sur les troupes de forteresse. Le terrain est piégé ; 6 à 8 km en territoire allemand, arrêt le 9 septembre. Pertes 1 850 Français, 750 Allemands.

Rôle de la L.M. dans la « drôle de guerre »

La L.M. passe d'une défense linéaire à une défense plus active et profonde. Lignes de défense successives :
-ligne de surveillance
-des avant-postes : dure mais efficace école du soldat
-LPR (ligne principale de résistance : troupes de forteresse et troupes de couverture («de passage») à aguerrir
-position intermédiaire : construction largement inachevée.
Problèmes de commandement : à chaque relève de division le commandement change.

Conditions de vie :
Dans les ouvrages : léthargie; promiscuité; distractions; travaux extérieurs; «bétonite»
Ceux des intervalles : en rase campagne ; travaux de terrassement ; boue, foid et gel (le mois de janvier a été le plus froid depuis 1858) ; maisons saccagées et pillées dans les villages.
Réorganisation en 1940 :
les jeunes soldats sont échangés contre des réservistes plus âgés 52e D.I., formation de série B)
À partir de mai 1940, la nourriture est préparée à l'arrière
Pour échapper à la monotonie : se porter volontaire pour les corps francs
La permission : depuis novembre 39, dix jours + le délai de route
Durant les huit mois et demi de «drôle de guerre», pertes militaires françaises recensées :
10 410 morts (dont 396 suicides) ; 1 322 tués au combat.

Le 10 mai 1940

Les troupes de forteresse comptent 210 000 hommes : contre-emploi de la L.M.
Fall Gelb du 10 mai au 4 juin : nouvelles évacuations en maintenus
Fall Rot : jusqu'au 24 juin
Le 12 mai, «Opération Torche». Les divisions de forteresse commencent à être envoyées en renfort dans le Nord.
Début juin, la 1ère DGP (Division de Grenadiers Polonais) va combattre aux côtés des Français. Attaque des avant-postes, l'ennemi se retrouve partout dans la trouée.
Nasse :
-le 10 juin, Guderian descend vers la Suisse
-percement de la L.M. dans la trouée de la Sarre, puis poursuite vers Lunéville et Nancy
-15.6 : franchissement du Rhin vers Brisach
Le 12.6 le général Weygand signe l'ordre de décrochage général de l'armée française
-le 13.6 à minuit, repli des troupes d'intervalle
-le 15.6 au soir, repli des troupes de forteresse
-le 17.6, abandon des ouvrages de la L.M. : ordre non exécuté.

Veillée d'armes dans la Trouée de la Sarre

Le 14.6, la 1ère armée allemande du général von Witzleben attaque (Opération Tiger) : 6 divisions, soit 90 000 hommes, 1 000 canons, 100 avions, affrontent 20 000 soldats en première ligne, 100 canons, aucun avion, aucun renfort.
Les soldats français tiennent les Allemands en échec (750 morts français contre 1 200 morts allemands)

Repli vers le massif vosgien des troupes de forteresse (à vocation statique) ; combats sur le canal de la Meuse au Rhin (250 km).
À Domptail le 146e R.I.F. compte plusieurs soldats fusillés.
Armistice franco-allemand le 22 juin.
Après la chute de plusieurs casemates, les ouvrages du S.F.F. sont attaqués par l'arrière. Ils capitulèrent entre le 30 juin et le 4 juillet, sur l'ordre du haut commandement français.

Noël GABRIEL




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La vente des livres au profit de la basilique




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Belle affluence à notre vente de livres


Il y avait du monde, ce samedi 25 février, dans les locaux de la S.H.P.N., rue des Américains ! Les amateurs d'histoire locale ont pu se procurer à prix modeste un grand nombre d'ouvrages anciens pour la plupart épuisés. Cette vente, comme les deux précédentes, s'est faite au profit de la basilique, joyau du patrimoine naborien, menacée de destruction.

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Samedi 18 mars, les membres du Comité se sont réunis au presbytère pour remettre au Conseil de Fabrique un chèque de 2 200 € résultat des trois ventes de livres organisées par la S.H.P.N. pour contribuer au sauvetage de la basilique.

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Les dossiers de la Société d'Histoire du Pays Naborien - 111




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Épicier et libraire,
le commerce du livre dans les campagnes lorraines vers 1770


par Philippe MARTIN
Article paru dans le numéro 26 du
 Cahier du Pays Naborien



Le 15 mai 1775, Hyacinthe Thomas, lieutenant général au bailliage de Boulay, se rendait à Saint-Avold, petite ville de la Lorraine germanophone comptant un peu moins de 2 000 habitants. Il se présenta devant la boutique de feue Anne-Marie Kayer et, pendant six jours, il demeura parmi les caisses, les bocaux et les emballages pour dresser la liste exhaustive des biens que possédait cette femme. Bref, il dressa un inventaire comme il y en a tant. Cependant, la mention d’un fonds de librairie important nous fait pénétrer au cœur de la diffusion de l’imprimé dans les campagnes à la fin de l’Ancien Régime.


Nous connaissons mal cette distribution du livre car les documents manquent et ils sont difficiles à découvrir, perdus au sein de l’immensité des archives notariales. Nous savons que dès la fin du XVIIe siècle, de tels marchands existaient dans des bourgs comme Montpezat en Quercy. En Lorraine, le réseau des commerçants ruraux ne se développa qu’au cours du XVIIIe siècle. Au siècle précédent, les marchands résidaient surtout dans les villes et étaient assez spécialisés, n’hésitant pas à se faire appeler « marchand-drapier », par exemple.

À la fin du XVIIIe siècle, le réseau commercial concernait bourgs et gros villages et les échoppes offraient une très grande variété de produits. C’est à partir des années 1770 que les inventaires de ces commerçants mentionnent régulièrement l’existence de stocks de livres.

À suivre en cliquant ICI.




La photothèque




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Anciennes devantures

Le commerce a toujours été très important à Saint-Avold. Les foires et les marchés ont eu pendant longtemps un grand succès.
Et si l'on faisait un peu de "lèche-vitrines" ?

48 photos en cliquant ICI.



Éphéméride





Mois après mois, nous vous proposerons désormais de revenir sur un événement historique marquant qu'il ait un rapport ou non avec l'histoire locale.


8 mars 1917 (23 février 1917 selon le calendrier julien) : Révolution de Février en Russie



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La famille impériale

Le 8 mars 1917, à l'occasion de la Journée des femmes, des travailleurs défilent paisiblement à Petrograd.

La manifestation se dégrade très vite. Elle entraîne en quelques jours l'effondrement du régime tsariste. Une semaine plus tard, Nicolas II abdique et laisse la place à une République démocratique. Celle-ci s'effondrera à son tour neuf mois plus tard, laissant le pouvoir aux bolcheviques...

Un effondrement brutal.

Les difficultés d'approvisionnement liées au froid et à la guerre sur le front austro-allemand poussent un grand nombre d'ouvriers des usines Poutilov, les plus importantes de la ville, à faire grève et à se joindre au défilé. Ils réclament du pain, la paix et... la République ! Des cris fusent : «
À bas l'autocratie ». Cette manifestation pacifique marque le début de la fin pour Nicolas II. Le tsar est englué dans les difficultés de la Grande Guerre, qu'il a contribué à provoquer trois ans plus tôt.

Dans la capitale russe, les manifestations se succèdent et s'amplifient les jours suivants.

Le dimanche 11 mars, l'armée fait face à 200 000 manifestants. Les officiers obligent alors les soldats à « viser au coeur ». On relève 40 morts. Mais le lendemain, soldats et ouvriers fraternisent. Ils créent le Soviet (ou conseil) des ouvriers et soldats de Petrograd.

Emmenés par le populaire avocat Alexandre Kerenski, les députés socialistes de la Douma (l'assemblée législative) se rallient au Soviet de Petrograd. Le 15 mars, ils confient le gouvernement à un noble libéral, le prince Lvov. Deux émissaires se rendent au-devant du tsar, au quartier général des armées du nord, à Pskov. Nicolas II abdique dans la soirée même, soulagé d'être délivré d'un pouvoir qui lui pesait. Son frère, le grand-duc Michel, ne souhaite pas le remplacer. C'en est fini de l'Empire et de la dynastie des Romanov.

Au terme de ces Cinq Jours, au prix d'un nombre limité de victimes, la Révolution a vaincu. Malgré la poursuite de la guerre, la Russie va vivre dans les mois suivants dans une très grande euphorie démocratique, mais celle-ci sera rapidement minée par les agissements des bolcheviques, les partisans de Lénine.





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