Décembre 2018


Rappel : Saint Nicolas à Saint-Avold




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SAINT NICOLAS À SAINT-AVOLD




Article de Pascal FLAUS et André PICHLER
paru dans le « Cahier du Pays Naborien » n° 18


De nos jours, la tradition de la Saint-Nicolas se résume, pour le plus grand nombre, à un défilé organisé par les soins de la municipalité, le samedi qui précède le 6 décembre ainsi qu’à un passage du saint patron dans les écoles primaires de la ville, offrant aux enfants des friandises. Depuis 1922, suite à une demande de la société des commerçants, la Ville organise une foire de la Saint-Nicolas qui, jusqu’en 2002, avait lieu le premier lundi de décembre. Elle est transférée à présent au dernier dimanche de novembre.

En 1477, René II, duc de Lorraine, place son armée sous sa protection avant d’affronter Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui assiège Nancy. Après son éclatante victoire, René II lui donne le nom de « Patron de la Lorraine ». Son culte officiel est célébré à Saint-Nicolas-de-Port qui devient, au Moyen Âge et jusqu’à la Guerre de Trente Ans, un haut lieu de dévotion à saint Nicolas. Des pèlerins venus de toute l’Europe y vénèrent la relique de l’osselet d’un des doigts de l’évêque de Myra (270-326), apportée par un chevalier lorrain, Aubert de Varangéville, de retour de Terre Sainte. A Saint-Avold, son culte se répand dès la fin du XVe siècle.


À suivre en cliquant ICI.




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Histoire de l'hôtel de Paris




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Situé au n° 45 de la rue Hirschauer, l'hôtel de Paris, ancienne maison seigneuriale franche, est la propriété de la famille de Robert Wirth depuis 1981. Son origine remonte à 1372.


Origines de la maison seigneuriale

Godeman de Torcheville, ancêtre des seigneurs de Créhange, était entré dans l'avouerie de Hombourg-SaintAvold en 1290, avec le comte de Nassau-Sarrebruck, cornme « sous-voué» de ce dernier, pour le compte de l'évêque de Metz, propriétaire des lieux. Le second fils de Godeman, Wirich von Kriechingen (Wirich de Créhange, 1320-1375) fit construire en 1372 à Saint-Avold une demeure seigneuriale flanquée d'une tour, appelée « Junkherr Wirichs Turm ».

Maison franche.
Soixante ans plus tard, le 9 octobre 1432, l'évêque de Metz Conrad II Bayer de Boppart affranchit cette maison, dont le propriétaire, ou l'éventuel locataire, n'avaient dès lors plus à payer d'impôts ni à la ville, ni au seigneur-évêque. En revanche, ils étaient chargés de collecter les droits et revenus des seigneurs de Créhange sur les biens que ceux-ci possédaient en propre dans une dizaine de villages autour de Saint-A vold. Ils devaient aussi stocker dans leur grenier les céréales ainsi collectées dans ces mêmes villages.

Maison franche louée.
Le 2 juin 1466, le seigneur de Créhange loua au lieutenant Johannes von Maxstatt et à son épouse la maison franche de Saint-Avold, appelée Junker Weyrichs Huss, en conséquence d'un prêt de 200 florins que ce dernier avait consenti au seigneur. La maison devait rester en possession des prêteurs jusqu'au remboursement de la somme. Les locataires s'engageaient à réserver une partie des écuries aux chevaux du seigneur de Créhange, ainsi que des greniers pour y stocker les céréales prélevées pour son compte à Saint-Avold et dans les villages voisins. Le seigneur de Créhange loua encore la maison franche de Saint-Avold le 24 avril 1491 à Jacob, fils de Johann Christmann. Il y eut, bien entendu, d'autres cas de location.

Les Créhange, comtes d'Empire.
Les seigneurs de Créhange, dont on mesure toute la puissance, furent élevés en 1617 au rang de comtes du Saint Empire romain germanique, par l'empereur Matthias I" de Habsbourg (1559-1619).

Reconstruction de la maison franche.
Eberhart Rohrmoser, cassemeyer dans la vouerie de Hombourg-SaintAvold, s'engagea le 23 avril 1658 à reconstruire la maison franche de la rue de Longeville (sans doute le seul corps de bâtiment). Il devait l'occuper pendant quatre années à partir de la Saint-Jean-Baptiste de 1658, moyennant le paiement d'un cens de 20 francs annuels au profit de la veuve Anna Maria, Wild et Rheingrâfin.

Ces éléments, quelque peu lacunaires par la force des choses, donnent toutefois une bonne idée de ce que fut cette maison franche.


De la maison franche à un hôtel

La maison fut apparemment convertie en hôtel au milieu du XVIIIe siècle. Les registres paroissiaux de cette époque font en effet état d'un « hôtel de la Reine » ou « hôtel de la Reine de France » sur la rue de Longeville. Elle perdit naturellement ce titre à la Révolution pour devenir « hôtel de Paris», puis «
Pariser Hof » sous l'annexion de 1871. Au XIXe siècle, cet hôtel était déjà un établissement prestigieux, relais de la poste aux chevaux à en croire la gravure reproduite ci-dessus, datant de 1815, semble-t-il. Son portail y est surmonté d'un panneau indiquant « Exploitation générale des Messageries ».

Cet hôtel avait l'avantage de disposer d'une cour intérieure et d'écuries.

Lors de l'inauguration de l'église luthérienne, le lundi de Pâques, 22 avril 1889, les autorités civiles, militaires et ecclésiastiques se retrouvèrent, à l'issue de la cérémonie, au
Pariser Ho/ pour le banquet de circonstance. Celui-ci se déroula dans une ambiance musicale grâce à la fanfare des uhlans en position à l'extérieur, sur la Lublerstrasse. Dans le même temps, les membres des chorales déjeunaient sans musique à l'hôtel « Zur Stadt Metz» (À la ville de Metz), sur le Marktplatz. On mesure bien ainsi la différence de standing entre ces deux hôtels.

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L'hôtel de Paris vers 1930



La suite de cet article signé André Pichler est à lire dans le dernier numéro du Cahier du pays Naborien
actuellement disponible à l'Office de Tourisme de Saint-Avold.

Les membres de la SHPN qui ne l'ont pas encore fait sont invités à retirer ce Cahier auquel ils ont droit
à la même adresse.

Cahier29 - copie




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